La 3e étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes 2026 est un contre-la-montre par équipe tracé autour de Perreux. Étape cruciale pour le classement générale, elle présente des similitudes avec le chrono par équipe du Tour de France 2026. Décryptage de ces étapes très similaires.
Christian Prudhomme et Amaury Sport Organisation (ASO) ne le cachent pas, ils cherchent depuis quelques années à dynamiter le Tour de France dès la première semaine, faisant fi des conventions classiques sur les Grand Tours. Cette année, le directeur de la course a sorti un nouveauté de son chapeau : un contre-la-montre par équipe, dès la première étape. Ce n’avait plus été fait depuis 2019 et le chrono par équipe tout plat autour de Bruxelles lors de la 2e étape.
Les contre-la-montre par équipe, nouveauté de 2026
ASO, organisateur du Tour de France mais aussi de Paris-Nice et du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, ex-Critérium du Dauphiné, n’hésite pas à proposer des parcours similaires à la Grande Boucle sur ces courses d’une semaine. Ce n’est donc pas un hasard si l’on retrouve un contre-la-montre par équipe sur ces deux courses en 2026.
Celui de la course au soleil a permis aux équipes d’expérimenter la nouvelle règle en vigueur sur les chronos par équipe. Désormais, le temps de l’équipe n’est pas pris au 4e ou 5e, mais bien au premier coureur de l’équipe franchissant la ligne. C’est ce qui a permis à l’équipe Ineos Grenadiers de larguer un par un les étages de sa fusée, pour lancer Kévin Vauquelin vers la victoire d’étape sur Paris-Nice.
Le contre-la-montre par équipe du Tour Auvergne-Rhône-Alpes 2026 mettra de nouveau cette règle en vigueur. Mais en y regardant de plus près, il a un intérêt bien plus particulier pour les équipes en prévision de la Grande Boucle : son tracé ressemble énormément à celui de la première étape du Tour de France 2026.

Un parcours très similaire à celui du Tour
Tout d’abord, il se tiendra en début d’épreuve, sur la 3e étape, comme son équivalent sur le Tour de France, placé lui en ouverture du Tour. Si les deux premières étapes de ce Tour Auvergne-Rhône-Alpes sont exigeantes, les organismes devraient être encore frais et les équipes au complet pour aborder ce contre-la-montre par équipe. Comme sur le Tour de France, donc.
Mais c’est en regardant le parcours de ce contre-la-montre par équipe, tracé autour de Perreux (Loire), que les similitudes avec le chrono de Barcelone sautent aux yeux. Les deux parcours sont tout d’abord très vallonnés. Le contre-la-montre par équipes du Tour Auvergne-Rhône-Alpes est particulièrement exigeant, avec trois côtes. La première, après seulement 3 kilomètres, est longue, mais très roulante (4,9 km à 3,5%).
Mais ce sont bien les deux suivantes qui ressemblent à celles du contre-la-montre par équipe du Tour. La deuxième bosse du parcours, la côte de Montagny, est plus courte, mais également plus exigeante. Son profil (1 km à 5,2%), mais aussi son placement sur le tracé (après une quinzaine de kilomètres), sont un copié-collé de la côte de Montjuic sur le contre-la-montre par équipe du Tour de France 2026.
Cette côte, qui passe devant le stade olympique Lluís Companys, présente des pourcentages et une durée très similaires (0,9 km à 4,9%) et sera parcourue après 15 km de course. Il y a donc fort à parier que les équipes se serviront de leur performance dans la côte de Montagny pour préparer cet effort court.

Une carte à jouer pour Paul Seixas ?
Enfin, le bouquet final de cette 3e étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes sera, comme sur le chrono par équipe du Tour, une arrivée particulièrement difficile. En effet, le final de ce contre-la-montre par équipe sera jugé au sommet d’une bosse de 800 mètres à 6,3%. Sur la grande boucle, ce sera également une arrivée au sommet d’un « repecho » dans les rues de Barcelone, avec une pente moyenne à presque 8% sur 700 mètres.
Sur ces deux arrivées, nul doute qu’une formation comme l’équipe Decathlon CMA CGM, profitant de la nouvelle règle sur ces chronos par équipe, lancera Paul Seixas au pied de la dernière bosse pour qu’il puisse finir en solitaire. Le Français de 19 ans, grand favori du Tour Auvergne-Rhône-Alpes et outsider sur la Grande Boucle, a déjà prouvé qu’il était à l’aise sur des efforts courts et intenses, en remportant en avril la Flèche Wallonne au sommet du Mur de Huy (1,4 km à 8,9%). De quoi faire frémir ses adversaires sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes ? Réponse mardi prochain, lors d’une troisième étape qui s’annonce pleine d’enseignements pour le Tour.