L’UCI interpelle l’AMA à propos du monoxyde de carbone Lors de son séminaire à Nice, l'UCI a mis en garde sur l'utilisation du monoxyde de carbone. Photo : UCI

Alors que le monoxyde de carbone est utilisé par plusieurs équipes au sein du peloton professionnel, l’Union cycliste internationale a interpellé l’Agence Mondiale Antidopage pour statuer sur son utilisation.

DOPAGE. L’Union cycliste internationale (UCI) a mis à l’ordre du jour le monoxyde de carbone lors de son séminaire qui s’est tenu à Nice avec les différentes parties prenantes du World Tour, aussi bien chez les Femmes et les Hommes. Les questions d’ordre médical ont aussi été traitées et surtout celle du monoxyde de carbone. Si son utilisation semble encore opaque, l’UCI a demandé à l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) d’intervenir sur le sujet pour contrôler le phénomène.

Dans son communiqué, l’instance dirigeante indique : « L’UCI demande clairement aux équipes et aux coureurs de ne pas recourir à l’inhalation répétée de CO. Seul l’usage médical d’une seule inhalation de CO dans un environnement médical contrôlé pourrait être acceptable. L’UCI demande également officiellement à l’Agence mondiale antidopage (AMA) de prendre position sur l’utilisation de cette méthode par les athlètes ».

Le monoxyde de carbone bientôt interdit par l’agence antidopage ?

Un peu plus tôt cette année, alors que plusieurs recherches sont sorties sur le monoxyde de carbone, l’AMA avait déclaré : « Il n’y a pas de consensus quant à savoir si le CO peut avoir un effet d’amélioration des performances, et il n’existe actuellement aucune donnée suffisamment fiable pour étayer cette affirmation ». Pourtant, certaines études ont démontré une augmentation d’environ 5% du taux d’hémoglobine et une valeur équivalente pour la VO2Max. « Une augmentation des performances d’environ cinq pour cent équivaut à un bond en avant dans le sport de haut niveau moderne : un porteur d’eau peut devenir un gagnant », avait alors écrit Tour Magazin dans ses recherches.

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