L’UCI envisage d’interdire l’usage du monoxyde de carbone pour les cyclistes David Lappartient, président de l'UCI. Photo : Cor Vos

L’Union Cycliste Internationale (UCI) propose d’interdire l’usage du monoxyde de carbone (CO) lors des compétitions pour des raisons médicales. Cette décision, qui vise à protéger la santé des coureurs, sera examinée lors de la réunion du Comité Directeur à Arras en janvier 2024.

L’Union Cycliste Internationale (UCI) propose une nouvelle mesure de sécurité pour protéger la santé des coureurs en interdisant l’usage du monoxyde de carbone (CO) lors des compétitions. Cette décision sera soumise au Comité Directeur de l’UCI lors de sa réunion prévue à Arras, en France, les 31 janvier et 1er février prochains.

Pourquoi l’UCI souhaite interdire le monoxyde de carbone ?

Le monoxyde de carbone, un gaz toxique et inodore, est fréquemment impliqué dans des accidents domestiques. Bien que ce gaz soit utilisé en médecine pour des tests respiratoires sous strict contrôle, son usage en dehors de ce cadre peut avoir des conséquences graves sur la santé.

L’inhalation de monoxyde de carbone à faibles doses est parfois pratiquée en milieu médicalisé pour mesurer la diffusion pulmonaire de l’oxygène ou la masse totale d’hémoglobine. Cependant, lorsque ce gaz est inhalé de manière répétée dans des conditions non médicales, il peut entraîner des effets secondaires graves : maux de tête, fatigue, nausées, vomissements, douleurs thoraciques, et même perte de connaissance. Ces effets peuvent compromettre sérieusement la santé des athlètes, ce qui justifie la proposition d’interdiction formulée par l’UCI.

Les risques liés à l’exposition répétée au CO

« Inhalé de manière répétée dans des conditions non-médicalisées, il peut en revanche être à l’origine d’effets secondaires comme des maux de tête, une sensation de fatigue, des nausées, des vomissements, des douleurs thoraciques, des difficultés respiratoires, voire une perte de connaissance », indique le communiqué de l’UCI. Et d’ajouter : « Ces effets secondaires sur la santé et la totale méconnaissance des effets à long terme d’inhalations répétées de monoxyde de carbone justifieraient selon l’UCI une interdiction pour raisons médicales de l’usage de ce gaz. Son utilisation dans un environnement médicalisé, par du personnel médical compétent et dans le strict contexte de l’évaluation de la masse totale d’hémoglobine resterait en revanche autorisée ».

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