Romain Grégoire retrouvera Milan-San Remo ce samedi avec l’ambition de suivre les meilleurs jusqu’au sommet de la Cipressa. L’an dernier, il avait été le dernier à céder après l’accélération de Tadej Pogacar.
Romain Grégoire (23 ans) prendra part à Milan-Sanremo 2026 avec le rôle de leader de la formation Groupama-FDJ United. Le Français rêve d’accrocher un jour la Primavera à son palmarès. « Je la regardais tous les ans car c’est une super belle course et il peut se passer pas mal de choses dans le final », déclarait-il.
Romain Grégoire : « L’évolution du peloton fait que ça devient de plus en plus dur »
En début de carrière, il était hors de question pour Romain Grégoire de participer à cette course. Il explique : « Vu mon profil et alors qu’il s’agissait d’une course plutôt promise aux sprinteurs. Mais l’évolution du peloton fait que ça devient de plus en plus dur, de plus en plus typé pour les puncheurs. C’est pour ça que je me retrouve, aujourd’hui, à disputer cette course-là, déclarait le Français qui est revenu sur sa course de l’an dernier. Je trouve que ça a fait beaucoup de bruit pour ce que ça a été. »
« J’ai juste suivi 30-40 secondes avant d’exploser comme tous les autres. Bien sûr, ça m’a aidé, non pas à me décomplexer, mais à me dire que j’étais capable de les suivre sur une attaque. Mais j’ai vu aussi qu’il m’en a manqué. Ça m’a poussé à vouloir me remettre dans cette situation-là pour essayer d’aller plus loin. J’aimerais bien réessayer en tout cas. Je n’ai aucun regret de ce qu’il s’est passé l’an dernier. Si c’était à refaire, je ferais la même chose. L’objectif est de faire comme en 2025, essayer de basculer avec eux, quitte à exploser. Ce ne sera pas chose facile. »
Romain Grégoire : « Pogacar voudra déclencher la course tôt »
Pour cette édition de Milan-Sanremo, dont les deux favoris seront encore une fois Mathieu van der Poel et Tadej Pogacar, Grégoire a anticipé un scénario similaire à celui de l’an passé. « Son équipe va encore vouloir monter le plus vite possible la Cipressa pour lancer Pogacar. Après, j’ai du mal à croire qu’ils soient cinq ou six UAE au pied. C’est juste impossible, le placement en vue de la Cipressa est sûrement le plus difficile de l’année. Mais dans tous les cas, ça va monter vite. Et Pogacar voudra déclencher la course tôt », concluait Romain Grégoire.

