Romain Bardet a remporté le Prix de la Combativité sur cette 7e étape du Critérium du Dauphiné, ce samedi 14 juin. Présent dans l’échappée, le Français de la Picnic PostNL s’est montré en forme sur des routes qui ont marqué son histoire.
Romain Bardet (34 ans) vit un Critérium du Dauphiné 2025 similaire à son dernier Giro d’Italia. À l’avant dès que possible, le Français se montre offensif comme rarement dans sa carrière où le général a souvent dicté sa manière de courir. Et si le grimpeur de la Picnic PostNL semble avoir de bonnes jambes, la bataille des leaders le prive une nouvelle fois d’une victoire de prestige sur cette 7e étape, ce samedi 14 juin.
Alors qu’il entame son dernier week-end en tant que coureur professionnel, Romain Bardet a une nouvelle fois attaqué pour faire partie de l’échappée du jour. Sorti dans le col de la Madeleine (25,7 km à 6,1 %) dans un groupe d’une quinzaine de coureurs, le natif de Brioude s’est ensuite isolé avant la descente du Glandon. Mais seul face au peloton des favoris, Bardet a vu ses chances de victoire s’envoler à une douzaine de kilomètres du but.
Romain Bardet : « Avec mon niveau actuel, je ne pouvais pas faire grand-chose de plus sur ce Dauphiné »
« Je ne sais pas si c’était du panache, je pense plutôt une initiative un peu désespérée. Mais quand on peut se faire plaisir, il ne faut pas hésiter à saisir ces moments. Me retrouver à l’avant de la course, c’était aussi une façon de remercier tout le monde de l’affection que j’ai reçue, à la fois cette semaine et pendant de nombreuses années », confie Romain Bardet au micro de l’organisation.
Le grimpeur s’est aussi confié sur ses sentiments de revenir sur ces routes qui lui ont déjà souri : « Ça m’a fait plaisir de faire la descente du Glandon. C’était dans le sens inverse de ce qui s’était passé il y a dix ans, mais c’est là que j’avais pu gagner ma première étape sur le Tour en 2015. Alors passer seul en tête à Saint-Jean-de-Maurienne, cela représente quelque chose. Avec mon niveau actuel, je ne pouvais pas faire grand-chose de plus sur ce Dauphiné, mais j’ai bien cette manière de mouiller le maillot. Je n’ai jamais fait de vélo pour monter sur les podiums, c’est plutôt une quête personnelle. En tout cas je me sens bien avec ce que j’ai réalisé aujourd’hui, de même que je me sentirai bien lundi matin aussi. »
