C’est sur le Tour d’Oman 2026 que l’UCI a procédé pour la 1ère fois à un contrôle strict de la largeur minimale des cintres sur une course professionnelle. Les commissaires ont mesuré chaque vélo, appliquant une règle controversée. Tout coureur non conforme s’expose à une disqualification immédiate.
Image peu commune observée au départ de la 2e étape du Tour d’Oman 2026 : 2 commissaires de l’UCI ont effectivement procédé à des contrôles minutieux des vélos, vérifiant tout particulièrement la largeur minimale des cintres des coureurs. Une démarche rare, mais qui marque l’une des premières applications concrètes de cette nouvelle réglementation.
Une des nouvelles règles en vigueur depuis le 1er janvier 2026
Entrées en vigueur cette saison, les nouvelles règles sur la largeur des cintres ont suscité de nombreux débats ces derniers mois. Pour freiner la tendance croissante à l’utilisation de cintres toujours plus étroits dans le peloton professionnel, l’UCI avait décidé dès le début de l’année 2025 de relever la largeur minimale mesurée au point le plus large à 400 millimètres, contre 350 millimètres auparavant. La largeur interne, mesurée entre les leviers de frein, avait quant à elle été fixée à 320 millimètres.
Face à la vague de protestation, l’UCI lâche du lest
Face aux critiques, l’UCI a toutefois revu sa position en septembre, en assouplissant partiellement la réglementation. Si la largeur minimale externe du cintre reste bien fixée à 400 millimètres depuis le 1e janvier 2026, la largeur interne minimale a été revue à 280 millimètres, permettant ainsi aux leviers de frein d’être positionnés plus vers l’intérieur que ce qui était initialement prévu.
« C’est la nouvelle règle concernant la largeur interne minimale que nous contrôlons ici », explique un commissaire de l’UCI présent à Oman. À l’aide d’un instrument de mesure de 28 centimètres, chaque cintre a été vérifié avec précision avant le départ.
L’UCI applique la tolérance 0 sur le Tour d’Oman 2026
Un 1er contrôle avait déjà été effectué plus tôt dans la semaine lors de la Muscat Classic 2026 remportée par le Suisse Mauro Schmid, mais dans un cadre expérimental. À cette occasion, certains coureurs non conformes avaient encore la possibilité d’adapter leur matériel. Cette tolérance n’est désormais plus d’actualité. « Qui ne respecte pas le règlement est immédiatement disqualifié », a confirmé sans détour un commissaire de l’UCI présent sur place.