Paul Penhoët est au départ du Tour Down Under 2023, sa première course World Tour, avec le couteau entre les dents. À seulement 21 ans, le jeune sprinteur français espère rapidement trouver le chemin de la victoire.
À l’entame du Tour Down Under 2023, Paul Penhoët (21 ans) est ambitieux. Du 17 au 22 janvier, le jeune sprinteur français va se mesurer à certains des meilleurs du monde dans l’exercice. Pour sa première année au sein de la formation World Tour de la Groupama-FDJ, Penhoët n’a qu’une envie : gagner. Lors du critérium ce samedi, l’ancien de la Conti a montré qu’il était dans le rythme en se classant dans le Top 10. En attendant mieux dans quelques jours ?
Penhoët : « Du home-trainer tout habillé »
Pour préparer la reprise en Australie, le natif de Clamart s’est infligé certaines séances à faire pâlir les cyclistes. « Je me coltinais des séances de home-trainer tout habillé après la sortie, sans faire descendre la température », a-t-il expliqué dans un long entretien publié par son équipe Groupama-FDJ. Car reprendre de l’autre côté du globe signifie s’adapter aux températures. Mais l’acclimatation s’est bien passée et Penhoët a hâte d’en découdre. « Pour moi c’était parfait (de reprendre au Tour Down Under), car je préfère courir que m’entraîner. Je ne suis pas encore au stade d’exiger mon calendrier », a-t-il continué. Quant à son état forme, il est très bon. « J’ai même battu un record sur un test de quatre minutes. »
« Gagner quand il y a des gros noms au départ »
« On peut être sûr que toutes les équipes qui ont un sprinteur seront super bien organisées, a continué Paul Penhoët. Mais c’est aussi ça qui me fait envie. C’est toujours cool de gagner telle ou telle course, mais je veux surtout gagner quand il y a des gros noms au départ. C’est ça qui donne envie de s’entraîner. Ça me fait plaisir qu’il y ait de bons sprinteurs ici, ça me permettra de voir où on en est au niveau de la préparation. C’est aussi l’occasion de voir ce qui peut encore me manquer, ce qu’on peut améliorer et quels points diffèrent par rapport au calendrier français. »
L’obsession de la victoire chez Paul Penhoët
« Je viens pour gagner, clairement, a affirmé Paul Penhoët. C’est ambitieux, mais d’un autre côté, c’est aussi ce qui me donne envie de m’entraîner tous les jours. Je viens ici pour gagner une étape et je pense que ce n’est pas impossible. » Il sait qu’il aura une rude concurrence au Tour Down Under face aux coureurs locaux notamment à l’instar de Caleb Ewan et Michael Matthews qui ont montré qu’ils étaient en forme. « Il n’y a qu’une étape qui a 99% de chances d’arriver au sprint, mais pour les autres, ça va être usant ! Personnellement, avec ma forme actuelle, je pense que ça peut le faire dans les bosses. Je me dis que si Caleb Ewan les passe, je devrais normalement être là aussi. »

