Le printemps commencera officiellement ce 20 mars 2024 pour les pays de l’hémisphère nord. Mais pour le peloton, c’est ce samedi 16 mars que la saison printanière débute. Le menu est italien et copieux : Milan-San Remo, la course cycliste la plus longue du circuit World Tour.
C’est le premier Monument de la saison. Après des détours en Espagne, quelques classiques belges, et le duo Paris-Nice–Tirreno-Adriatico la semaine dernière, c’est l’heure du premier grand rendez-vous de la saison cycliste sur route. Pour l’Union cycliste international (UCI), le printemps commence en Italie avec Milan-San Remo, « La Primavera » (La Classique Printanière), et ses 288 kilomètres entre Pavie, à proximité de Milan, et San Remo.
Si la ville de départ diffère de l’an dernier et que l’on s’éloigne légèrement des 300 kilomètres, la course dans le Nord-Ouest de la Botte ne perd pas ses traditions : un profil relativement plat pendant 240 kilomètres, avant un final intense. « [Milan-San Remo] est si particulier. C’est le premier grand objectif pour de nombreux leaders et pourtant, leur attitude sera extrêmement calme 90% de la course. Il n’y a aucun stress au départ, contrairement aux autres classiques », explique Antoine Besson, journaliste chez Eurosport.
« C’est une longue journée où il ne se passe rien »
Sur les 150 derniers kilomètres, le peloton longera la Méditerranée jusqu’à San Remo, mais ne pourra cependant pas profiter de la vue sur la mer et sera confronté à cinq difficultés dans les 50 derniers kilomètres. Premièrement, il faudra franchir les « capi », côtes italiennes qui ne devraient pas déclarer le vainqueur mais faire mal aux coureurs encore présents à l’avant de la course.

Dans un deuxième temps, il faudra emprunter le célèbre enchainement Cipressa-Poggio dans les 30 derniers kilomètres. « Milan-San Remo, c’est une longue journée où il ne se passe rien, jusqu’au moment où tout s’agite », avoue Antoine Besson. La Cipressa (5,6km à 4,1%) pourrait bien voir les leaders se découvrir, comme Tadej Pogaçar. Le Slovène, qui se rapproche d’une victoire à San Remo (5ème en 2022, 4ème en 2023), pourrait bien jouer les trouble-fêtes et lancer une offensive avant le sommet situé à 21,7 kilomètres de l’arrivée.
Après une descente rapide et un placement primordial pour les coureurs, l’ultime difficulté se dressera devant eux : le Poggio, 3,6km à seulement 3,7% de pente moyenne mais avec un passage à 8% à un kilomètre du sommet.
Le sommet franchi, il ne restera plus qu’une descente sinueuse et technique pour rejoindre la Via Roma, lieu de l’arrivée à San Remo, où Mathieu Van der Poel s’était imposé l’an dernier, 62 ans après son grand-père Raymond Poulidor.
Le profil de Milan- San Remo 2024
