Quatrième de la première édition du Tour de France féminin en juillet dernier, Juliette Labous désire monter au moins une marche supplémentaire en 2023. Les classiques sont une étape importante en préparation de cet objectif principal.
Juliette Labous (24 ans) affiche une bonne forme en ce mois d’avril où elle a obtenu la sixième place du Tour des Flandres, épreuve où elle n’était pas forcément attendue. Dans un entretien donné à Cyclingnews, la Française raconte le travail hivernal préparé avec son équipe DSM en vue de son principal objectif de la saison : le Tour de France. « J’avais travaillé mes capacités de grimpeuse lors des trois dernières saisons », dit-elle. « Nous avons changé un peu cela cet hiver pour que je devienne plus complète tout en conservant ces habilités de résistance. Je n’étais pas assez explosive pour couvrir les attaques […] et j’ai encore des progrès à faire à ce niveau-là pour rivaliser avec les meilleures ».
Labous avait fini quatrième du Tour de France 2022, loin derrière Annemiek van Vleuten (1ère) et Demi Vollering (2e) mais beaucoup plus proche de Kasia Niewiadoma (3e) qu’elle n’avait toutefois pas réussi à distancer. « J’étais physiquement un peu en-dessous du podium l’année dernière », admet-elle. « Je veux y être cette année et montrer que je suis physiquement capable de le faire ». De plus, elle est en 2023 la leader unique de sa formation pour jouer un classement général, rôle qu’elle partageait avec Liane Lippert ces dernières saisons. L’Allemande est partie chez Movistar. L’équipe DSM apporte ainsi toute sa confiance à sa grimpeuse tricolore.
Juliette Labous : « Moins de pression et plus de liberté sur les classiques »
En attendant les grandes échéances sur les courses à étapes, Juliette Labous poursuit sa campagne de classiques de manière relativement détendue. « J’aime les Ardennaises », indique-t-elle à Cyclingnews. « Elles m’aideront à être bonne sur les courses à étapes ultérieurement. Ce seront les gros objectifs, mais il faut avoir d’autres objectifs aussi. Je ferai donc les classiques avec moins de pression et plus de liberté d’essayer de nouvelles choses ». Elle est prévue au départ de l’Amstel Gold Race (dimanche 16 avril) puis de la Flèche Wallonne (mercredi 19 avril) et de Liège-Bastogne-Liège (dimanche 23 avril) avant la Vuelta Femenina (1-7 mai) qui sera son premier test important.

