Rescapé d’une embolie pulmonaire en juin, Michael Matthews aborde 2026 avec un appétit retrouvé, convaincu qu’ il y a encore de grandes choses à venir dans une carrière qu’il refuse de voir s’essouffler.
Michael Matthews revient de loin. Victime d’une embolie pulmonaire en juin alors qu’il préparait le Tour de France, le coureur australien qui a récemment prolongé chez Jayco AlUla, a frôlé le pire. « Je ne savais pas si j’allais mourir cette nuit-là ou survivre », confie-t-il à CyclingNews. Sauvé par un diagnostic rapide, il parle aujourd’hui d’une seconde chance et s’entraîne déjà avec enthousiasme pour 2026.
Michael Matthews : « Me battre avec les talents qui arrivent »
À 35 ans, Michael Matthews n’envisage pas la retraite. « Je sens que j’ai encore 25 ans », sourit-il. Il a prolongé jusqu’en 2027 avec Jayco AlUla et revendique une motivation intacte : « Je ne bois pas, je ne fais pas la fête. Peut-être que ça m’a aidé à rester jeune et à encore me battre avec les talents qui arrivent. »
Reprise de la compétition après 3 mois sous anticoagulants
Après 3 mois sous anticoagulants, Michael Matthews a repris la compétition lors de la Bretagne Classic (31/08) avant d’aligner les courses jusqu’à la Japan Cup. « J’étais juste tellement heureux de remettre un dossard », glisse-t-il, lui qui est même allé chercher un second titre mondial en relais mixte et s’est offert 198 km d’échappée lors du Tour de Lombardie.
Michael Matthews ambitieux avant d’aborder la saison 2026
Les objectifs de « Bling » pour la saison 2026 sont clairs : un printemps ambitieux, le Tour de France pour viser quelques étapes et les Championnats du Monde de Montréal en ligne de mire. Et toujours ce rendez-vous qui lui échappe : Milan-Sanremo depuis si longtemps, 12 participations, à 7 reprises dans le top 10, mais jamais la victoire. « J’ai une relation amour-haine avec cette course. Elle me convient, mais elle m’a été cruelle. »
Michael Matthews rêve toujours de Milan-Sanremo
La Primavera s’est durcie ces dernières éditions avec la présence de Pogacar, mais Michael Matthews ne préfère pas s’en plaindre. « Il faut être prêt quand ça bouge et réagir. C’est mon premier grand objectif de 2026. » Et, preuve de son regain d’énergie, Michael Matthews conclut : « Je sens que c’est peut-être là que quelque chose de grand m’attend. »

