A 19 ans, Eddy Le Huitouze entame sa deuxième année au sein de la Conti Groupama-FDJ. La saison 2023 devrait lui permettre de découvrir d’autres terrains que le contre-la-montre où il excelle.
Eddy Le Huitouze (19 ans) entame sa deuxième saison au sein de la Conti Groupama-FDJ. Le spécialiste du contre-la-montre a réussi sa transition en 2022. Même si ça n’a pas été facile. « Je n’étais pas à la rue, mais les premiers mois n’ont pas été évidents. Je ne jouais plus la gagne non plus, même si je participais aux succès de l’équipe », a-t-il dit dans une longue entrevue réalisée par la Groupama-FDJ. Malgré tout, Le Huitouze est vite revenu sur le devant de la scène à l’occasion du Triptyque des Monts et Châteaux en Belgique. De quoi lancer la saison du Breton.
Eddy Le Huitouze découvre le haut niveau
Très vite, les performances d’Eddy Le Huitouze le propulsent au sein de l’équipe World Tour pour réaliser quelques « piges » sur les courses de plus haut niveau. Après le Tour de Bretagne, il a poursuivi avec le Grand Prix de Morbihan et le Tro Bro Léon en Pro Series, à domicile. « On se rend compte de la différence de niveau, mais aussi de la différence d’affluence ! Il y avait énormément de gens sur la route, dont beaucoup de fans de l’équipe, donc ça crée des attentes. » Malgré ces nouvelles expériences, le jeune coureur de la Conti Groupama-FDJ est passé à côté de son objectif sur le contre-la-montre des Championnats de France. « Ce n’était pas glorieux. J’aurais pu faire beaucoup mieux avec les jambes du jour mais j’ai mal géré mon effort car c’était la première fois que je faisais un chrono de près d’une heure. »
Le futur grand rouleur français ?
En France, le contre-la-montre est un exercice peu apprécié où les coureurs français peinent à se montrer. Cependant, Eddy Le Huitouze semble en mesure de défendre ses chances. En Espoirs 1e année, le Français a pris la 7e place des Championnats du Monde en Australie, où tous les meilleurs étaient présents. Malgré tout, le Breton espère orienter sa carrière vers d’autres caractéristiques également.
« J’aimerais forcément être un peu plus qu’un rouleur contre-la-montre, car être bon en chrono, c’est bien mais ça ne suffit pas pour faire une très grosse carrière. Je veux être un rouleur qui profite à l’équipe ou à moi-même, aussi sur les courses dures. J’aime bien les Classiques, mais on n’a pas pu en faire beaucoup l’an passé. Sur le peu que j’ai vu, j’étais assez bien, et c’est un truc qui pourrait me plaire à l’avenir. On voit que les meilleurs mecs en chrono ne font pas que ça », a-t-il dit en faisant référence à Stefan Kung chez Groupama-FDJ ou encore Wout van Aert. Et d’ajouter : « Pour le moment, je ne sais pas quel sera mon profil exact. 2023 devra m’aider à me connaitre davantage, à savoir ce que je peux valoir sur différents parcours ».
