Membre de l’échappée du jour, Benjamin Thomas a pu croire à ses chances de victoire jusqu’au final. Rattrapé à 3 km du but, il est récompensé du Prix de la combativité.
Parti en contre-temps, Benjamin Thomas (29 ans) a rejoint l’échappée du jour en compagnie de Thibault Guernalec (Arkéa-B&B Hotels). Le coureur de la Cofidis a été l’un des grands animateurs du jour, sur cette 5e étape du Critérium du Dauphiné, démontrant tout son talent de rouleur pour permettre aux fuyards de résister aux retours des sprinteurs.
Réduit à trois et avec un fort vent de face, Benjamin Thomas et ses derniers compagnons de route ont dû baisser les armes à seulement 3 km du but. Le Français est tout de même récompensé de tous ses efforts par le Prix de la combativité et compte bien retenter pour créer l’exploit.
Benjamin Thomas : « Dans le final, c’est quand même le peloton qui décide »
« Une petite échappée est partie. On a vite compris que les équipes de sprinteurs voulaient contrôler et on s’est rapproché à une cinquantaine de secondes. J’ai profité d’un moment de temporisation pour contre-attaquer, je les ai surpris et on est rentré devant avec Thibault Guernalec. On a ensuite essayé de gérer sur des routes usantes. On essayait de faire jeu égal avec le peloton dans les montées, reprendre du temps dans les descentes… Il nous en a manqué un peu avec le vent de face dans les derniers kilomètres, explique Benjamin Thomas au micro de l’organisation. Je pense que ça nous a empêchés d’aller au bout. Il y avait quand même trois ou quatre équipes qui roulaient, on a fait une belle journée et on retentera.»
« Je me sers de mon expérience sur ces journées-là. Il faut jouer avec le peloton, se servir des intérêts différents. Lidl-Trek ne voulait pas revenir trop près pour éviter des contres, d’autres équipes voulaient durcir pour mettre Milan en difficulté… Il y a une concurrence qui s’installe et on essaie d’appuyer sur le champignon dans les moments où il y a une mésentente. À un moment, ça revenait à une minute et on a pu reprendre 30-40 secondes dans une descente. On joue. Mais dans le final, c’est quand même le peloton qui décide. Deux kilomètres, c’est quand même beaucoup. Il nous aurait fallu une vingtaine de secondes de plus », conclu le rouleur français.

