Ultra-dominant depuis plus d’une décennie, Mathieu van der Poel n’exclut plus que la saison actuelle puisse être la dernière de sa carrière en cyclo-cross. Après sa victoire à Anvers, le Néerlandais a confirmé réfléchir sérieusement à un possible retrait, évoquant l’envie de s’arrêter au sommet, l’usure liée aux hivers intenses et la volonté de mieux préparer ses saisons sur route.
Mathieu van der Poel (30 ans) continue de dominer le cyclo-cross sans partage, mais l’idée d’un retrait de la discipline fait désormais clairement partie de sa réflexion. Dans un entretien accordé à Het Laatste Nieuws, le champion du monde néerlandais reconnaît qu’il envisage depuis un certain temps déjà la fin de sa carrière dans les labourés : « C’est quelque chose auquel je pense, oui ».
WHO ELSE 😮💨
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MVDP does it again to secure a perfect #CXWorldCup weekend in Koksijde 🇧🇪 pic.twitter.com/SbXamqurC1
Mathieu van der Poel : « Plus grand-chose à accomplir »
Déjà samedi, après son succès à Anvers, il avait laissé entendre dans les colonnes de Algemeen Dagblad que cette saison pourrait être sa dernière dans les sous-bois qu’il affectionne tant. Depuis longtemps, MVDP nourrit le souhait de conclure sa carrière de cyclocrossman chez lui, aux Pays-Bas, en détenant le record de titres mondiaux : « J’ai toujours dit que j’aimerais beaucoup terminer ma carrière dans mon propre pays avec le record. À part cela, il ne me resterait plus grand-chose à accomplir dans le cyclocross. »
It's back down to one man out front and who else..!
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MVDP regains the lead heading into lap 5️⃣ / 7️⃣ and now sits 17secs ahead of Vandeputte. #CXWorldCup pic.twitter.com/qbVhE0qEHd
Mathieu van der Poel : « M’arrêter au sommet »
Le leader de la formation Alpecin-Deceuninck vise désormais un 8ème titre mondial lors des prochains Championnats du monde à Hulst. Reste la question de l’édition 2028, programmée à Hoogerheide, un lieu emblématique pour lui. Mathieu van der Poel explique avoir toujours voulu s’arrêter au sommet. « J’ai toujours voulu m’arrêter au sommet. Si je termine cinquième à Hoogerheide… Il y aura forcément un arrière-goût amer », confie-t-il, avant de préciser : « Je ne dis pas que je pars du principe que je vais devenir champion du monde à Hulst, mais j’aurai alors le choix de le faire là-bas. »
Can anyone beat this guy?
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Only wrong comments 😮💨#CXWorldCup pic.twitter.com/X37dTzur2N
Mathieu van der Poel et le temps qui passe
Cette réflexion n’est pas nouvelle et a déjà été abordée à plusieurs reprises au sein de son entourage. Le temps qui passe entre également en ligne de compte et le Néerlandais en a pleine conscience : « C’est quelque chose qui me préoccupe, oui », reconnaît-il. « Je ne rajeunis pas, après tout. Pour l’instant, je suis encore au plus haut niveau, mais qui peut dire si ce sera encore le cas dans deux ou trois ans ? »
An iconic day in the sand of Koksijde!@mathieuvdpoel delivered an impressive performance and powered his way to victory in the dunes. Behind him, a fierce battle unfolded for the remaining podium spots. In the end, @NielsVDPutte secured 3rd place, while @tibordelgrosso just… pic.twitter.com/UMs8TxX1n3
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Quels seraient les avantages de mettre un terme au cross ?
L’arrêt du cyclo-cross présenterait aussi, selon lui, des avantages concrets pour la suite de sa carrière, notamment en vue de la saison sur route. « Je le ferais surtout en vue de la saison sur route, oui », souligne-t-il. « Pour pouvoir me reposer un peu plus pendant l’hiver. Par exemple, en passant tout l’hiver en Espagne pour m’entraîner là-bas. » Même s’il reste profondément attaché à la discipline, Mathieu van der Poel reconnaît son coût énergétique élevé : « J’aime toujours beaucoup le cyclo-cross, mais cela demande beaucoup d’efforts et d’énergie. »
Mathieu van der Poel : « Peut-être que je pourrais faire encore mieux sans le cyclo-cross ? »
D’un point de vue purement plan sportif, le Néerlandais n’est pas convaincu que le cyclo-cross soit indispensable à sa performance globale. « Je ne pense pas avoir absolument besoin du cyclo-cross pour atteindre mon meilleur niveau. Certainement pas », affirme-t-il, avant d’ouvrir la porte à une autre hypothèse : « Peut-être que je pourrais faire encore mieux sans le cyclo-cross ? Si on n’essaie pas, on ne peut pas le savoir. »
Un énorme attachement à la discipline qui pourrait peser dans la balance
Reste enfin l’attachement émotionnel à une discipline qui l’a vu grandir. « Ce qui me manquerait le plus ? Le cyclo-cross en soi, bien sûr. C’est toujours ce que je préfère faire. Et le public. J’ai grandi dans cette ambiance », confie-t-il. Sans pour autant fermer définitivement la porte : « On verra bien. Ce n’est certainement pas encore une décision définitive. »

