Tour de France 2017 : Quand Fabio Aru se pare de jaune à Peyragudes Fabio Aru savoure sa prise de pouvoir à Peyragudes. Photo : bettiniphoto/ @FabioAru1

Peyragudes accueille ce vendredi 18 juillet l’arrivée d’un chrono montagneux à l’occasion de la 13e étape du Tour de France. Présent pour la quatrième fois comme lieu d’arrivée l’altiport a par le passé sourit à Tadej Pogacar en 2022 ou encore Romain Bardet en 2017. Mais derrière la victoire française, la joie de Fabio Aru éphémère maillot jaune est souvent oublié.

Ce vendredi 18 juillet se tient le deuxième et dernier contre-la-montre du Tour de France. Cette 13e étape est un chrono qui ne va pas faire sourire les spécialistes de l’effort en solitaire, car les 10,9 petits kilomètres qui attendent les coureurs sont tracé entre Loudenvielle et l’altiport de Peyragudes pour un total de 650 mètres de dénivelé positif. Tadej Pogacar, dernier vainqueur au sommet, pourrait faire la passe de 2. Et si tout le monde ce rappel de la victoire de Romain Bardet dans un sprint entre cadors du général, la prise de pouvoir de Fabio Aru est souvent oublié.

Le profil de la 13e étape du Tour de France 2025

Le Tour de France : dernier endroit où Fabio Aru doit faire ses preuves

Maillot blanc du Giro d’Italia en 2015, vainqueur de la Vuelta a España en 2015, le Tour de France est le dernier Grand Tour où Fabio Aru doit faire ses preuves. En pleine domination de la Sky, seul le flamboyant été 2014 du transalpin Vincenzo Nibali avait échappé à leur règne. De quoi donner des idées à son compatriote et coéquipier chez Astana, Fabio Aru. Pourtant après une 13e place prometteuse en 2016 pour sa première participation, la Grande Boucle n’est initialement pas prévu dans son programme pour la saison 2017.

Alors que le Tour d’Italie souffle cette année-là ses 100 ans et qu’il s’élance de Sardaigne, région natale de Fabio Aru, le grimpeur d’Astana en fait logiquement son objectif principal de la saison. Malheureusement, une chute lors d’un stage en altitude à trois semaines du Giro, impacte son genou et le pousse à jeter l’éponge. Endeuillé par le tragique décès de son coéquipier Michele Scarponi, l’Italien se recentre sur le Tour de France qu’il débute en tant que nouveau champion d’Italie sur route.

Dès la 5e étape, Aru tape du poing et s’impose à la Planche des Belles Filles. Mais le plus beau arrive encore lors de la 12e étape entre Pau et Peyragudes. Longue de 214,5 kilomètres, le dénouement se joue finalement entre les hommes forts du général. Dans les rampes à 16 %, Landa contrôle pour le maillot jaune Christopher Froome. L’Italien accélère à 300 m du but. Si Froome essaye directement de prendre sa roue, le Britannique perd vite des places. À 150 mètres, Romain Bardet déboîte le champion d’Italie et s’impose dans cette bataille au sommet. S’il termine finalement troisième de l’étape, l’essentiel est ailleurs pour Fabio Aru qui s’accapare du maillot jaune.

Fabio Aru : l’étoile filante

Alors que Fabio Aru illumine les suiveurs par son sourire et sa tunique dorée le sort s’abat sur lui. L’Italien perd tour à tour ses coéquipiers Jakob Fuglsang et Dario Cataldo sur chute. Sur la 14e étape, alors qu’il est touché par une bronchite, le coureur d’Astana est victime d’une cassure dans le final à Rodez et dit définitivement au revoir au maillot jaune. 5e à Paris, la suite de sa carrière n’a jamais été à la hauteur de ses espérances, ses participations à des Grands Tours se sont toujours conclues par des abandons ou des places anecdotiques. Jusqu’à sa retraite en 2021, l’Italien qui avait tout pour succéder à Nibali sur le Tour finit sa carrière dans l’ombre.

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