l’UCI (Union Cycliste Internationale) a dévoilé ce mercredi 26 juin un programme de lutte contre le dopage et la fraude technologique qui sera mis en application durant les trois semaines du Tour de France qui démarre ce samedi 29 juin.
L’UCI a annoncé que 600 échantillons d’urine et de sang seront collectés durant la Grande Boucle 2024. À la fin des trois semaines de course, l’ITA (International Testing Agency), organisme auquel l’UCI délègue depuis 2021 les activités opérationnelles de son dispositif de lutte contre le dopage, effectuera une sélection des échantillons qui seront conservés en vue d’une éventuelle réanalyse dans les 10 prochaines années. Plus de 40 personnes seront chargées du prélèvement de ces échantillons. Avant le départ à Florence, environ 400 contrôles hors compétition auront été effectués. Comme chaque année, les échantillons seront envoyés au laboratoire antidopage, propriété de l’AMA (Agence Mondiale Antidopage) à Lausanne, en Suisse.
Amina Lanaya : « Il est impossible de passer à travers les mailles du filet »
Amina Lanaya, la directrice générale de l’UCI, s’est exprimé à travers un communiqué de l’UCI : « Le dispositif de lutte contre la fraude technologique mis en place par l’UCI pour le Tour de France 2024 lance un message très clair à toute personne qui pourrait envisager de tricher : il est impossible de passer à travers les mailles du filet. Avec la combinaison du contrôle de l’ensemble des vélos utilisés au départ de chaque étape et du contrôle de nombreux vélos aux arrivées en fonction de critères liés à la performance d’une part et à toute forme de soupçon d’autre part, le tout à l’aide des outils de détection les plus modernes, nous pouvons garantir l’équité de la compétition cycliste et protéger l’intégrité du sport« , a indiqué Amina Lanaya.
Afin de détecter une éventuelle fraude technologique, un commissaire de l’UCI effectuera un contrôle de tous les vélos de chaque équipe, au départ de chacune des 21 étapes, à l’aide de tablettes magnétiques. Après chaque étape, des contrôles seront encore effectués sur les vélos du vainqueur de l’étape, les coureurs porteurs de l’un des 4 maillots distinctifs, quelques coureurs sélectionnés aléatoirement et tout coureur suscitant des soupçons. Lors du Tour de France 2023, l’UCI a cumulé pas moins de 997 contrôles de vélos, et aucun cas de fraude technologique n’avait été détecté.
En 2022, L’UCI et tous les acteurs du monde de la petite reine (équipes et organisateurs) ont renforcé les moyens de contrôles de lutte antidopage grâce à une augmentation progressive du budget de 35% pour atteindre 10 millions d’euros d’ici fin 2024. Grâce à cet accroissement du budget, le nombre de contrôles a augmenté de 10 % avec 15 200 échantillons collectés en 2023 contre 13 800 en 2022. À voir ce que donneront les chiffres pour la saison 2024.