A maintenant 34 ans, Tony Gallopin sait que le gros de sa carrière est derrière lui. Pour autant, le coureur français prend beaucoup de plaisir chez Trek-Segafredo dans son rôle de capitaine de route.
Tony Gallopin (34 ans) a pris très à cœur son nouveau rôle au sein de l’équipe Trek-Segafredo qu’il a rejoint la saison passée. En perte de vitesse, comme il l’admet, le Français n’avait plus les capacités de jouer la victoire. Ni l’envie d’endosser le rôle de leader. Du haut de ses 16 saisons chez les professionnels, Gallopin a de l’expérience à revendre. C’est d’ailleurs dans ce rôle, celui du capitaine de route, que le Francilien s’épanouit au sein de la formation américaine.
Tony Gallopin conscient qu’il a tourné une page
« Quand j’ai dépassé l’âge de 30 ans, j’ai réalisé que ma progression en tant qu’athlète était terminée, a expliqué Tony Gallopin. Je visais haut quand j’allais aux courses, mais mes jambes ne répondaient plus comme je le voulais et les résultats n’arrivaient pas. Je ne pouvais pas jouer comme je le voulais. Il a fallu du temps pour gérer ce moment, mais cela a ravivé mes motivations. »
Du haut de ses douze victoires professionnelles, Gallopin était un habitué des résultats. Sa dernière victoire remonte à 2018, lorsqu’il avait gagné une étape de la Vuelta. « Le changement mental a été facile parce que c’était quelque chose que j’avais envie de faire. Et je me sentais aussi enclin à le faire. Quand j’étais leader, je savais parfaitement ce que j’attendais de mes coéquipiers. Grâce à cela, je sais maintenant parfaitement ce qu’il me reste à faire. »
L’envie d’apprendre aux plus jeunes et les accompagner
« Aujourd’hui, les jeunes disposent d’un bagage de connaissances qui fait d’eux des professionnels dès le départ, a continué Tony Gallopin. Ainsi, le capitaine de route joue désormais un rôle plus important sur le plan personnel. Il doit être capable de désamorcer les tensions, il doit utiliser son expérience pour gérer les moments les plus chauds sans stresser. »
Flanqué du rôle de capitaine de route, Gallopin semble se plaire dans son rôle qu’a eu l’un de ses directeurs sportifs. « Le coureur qui a le mieux représenté le capitaine de route est Yaroslav Popovych. J’étais au début de ma carrière et je l’ai vu courir uniquement pour le bien de ses coéquipiers, jamais pour lui-même. Il était toujours prêt à se sacrifier, sans sourciller. Et il avait derrière lui un palmarès très respectable. C’était impressionnant pour moi. »
