Tom Van Asbroeck (Israel-Premier Tech) critique la position des organisateurs de La Vuelta 2025 Si Tom Van Asbroeck comprend l'émoi que suscite la situation en Palestine, il n'est pas d'accord avec les organisateurs de La Vuelta. Photo : @IsraelPremTech

Tom Van Asbroeck ne cache pas son agacement envers les organisateurs de La Vuelta 2025, qu’il accuse d’avoir failli à leur rôle en suggérant un retrait de son équipe Israel-Premier Tech. Pour le coureur belge, une telle attitude revient à cautionner les débordements et met en péril l’équité du cyclisme professionnel.

Tom Van Asbroeck (35 ans), qui évolue sous les couleurs de la formation Israel-Premier Tech depuis 2019, s’apprête à enchaîner le GP de Fourmies et Paris-Tours, mais son regard reste marqué par les incidents survenus lors de La Vuelta 2025. Dans les colonnes du quotidien « Het Nieuwsblad », Le coureur belge dénonce les manifestations violentes et les menaces visant son équipe, prises pour cible en raison du conflit à Gaza. « Boycotter les coureurs est hypocrite », insiste-t-il, rappelant qu’il n’est qu’un athlète payé pour courir et que sa formation est soutenue par des sponsors privés, sans lien direct avec l’État d’Israël.

Tom Van Asbroeck déplore la position des organisateurs de La Vuelta 2025

S’il dit comprendre l’indignation et respecter la liberté d’expression, Van Asbroeck condamne les agressions et les intimidations, qu’il juge incompatibles avec la recherche de la paix. Il critique également l’organisateur de La Vuelta 2025 pour avoir évoqué un retrait de son équipe, estimant qu’une telle logique ouvrirait la voie à toutes les dérives, y compris contre d’autres formations soutenues par des pays aux bilans controversés en matière de droits humains : « Que faire alors avec les Émirats arabes unis et Bahreïn, où les droits de l’homme sont un sujet controversé ? Laissez les coureurs courir, tout simplement ».

Tom Van Asbroeck : « La forme actuelle du sponsoring dans le cyclisme encourage l’évolution vers un sponsoring comme celui d’Israel-Premier Tech »

Au-delà de ces polémiques, le coureur souligne les mutations profondes du cyclisme, porté par les avancées technologiques et un modèle économique de plus en plus dépendant du sponsoring international : « La forme actuelle du sponsoring dans le cyclisme encourage l’évolution vers un sponsoring comme celui de Premier Tech, Bahreïn et les Émirats Arabes Unis », poursuit Van Asbroeck. « Sinon, il devient de plus en plus difficile de survivre. Entre-temps, les progrès scientifiques et technologiques ne s’arrêtent pas. Le cyclisme est complètement différent de ce qu’il était il y a 15 ans. »

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