Thomas Gachignard a participé à ses premières classiques flandriennes à l’occasion de Kuurne-Bruxelles-Kuurne et Le Samyn. A une interview qu’il a accordé à Ouest-France, le jeune coureur de l’équipe TotalEnergies a confié avoir pris énormément de plaisir durant ces deux courses, espérant que ces expériences lui serviront dans un proche avenir.
Thomas Gachignard (23 ans) n’avait encore jamais eu l’occasion de participer à une classique flandrienne en Belgique. C’est chose faite depuis quelques jours puisque le natif de Niort a participé à Kuurne-Bruxelles-Kuurne et le Samyn, deux courses que le coureur de la formation TotalEnergies est d’ailleurs parvenu à terminer. Il a raconté son expérience au journal Ouest-France.
Thomas Gachignard : « Cela roulait vite toute la journée, c’était impressionnant »
« Dimanche, sur Kuurne, les jambes étaient plutôt bonnes, a dit Thomas Gachiganrd auprès de Ouest-France. Cela roulait vite toute la journée, c’était impressionnant. Il y avait énormément de tension, de chutes. J’ai malheureusement été bloqué au mauvais moment, quand l’équipe Visma a mis en route, avant la zone des monts. » Deux jours plus tard, le coureur de la TotalEnergies était sur les pavés du Samyn. « Le scénario était plus classique, avec une échappée jusque sur le circuit final. J’ai réussi à sortir à 40 kilomètres de l’arrivée, j’ai fait un bon bout devant, mais quand je me suis retrouvé seul après la crevaison de mon compagnon d’échappée, avec dix secondes d’avance, j’ai vite compris que c’était fichu. »
Thomas Gachignard : « C’est une bataille de placement permanente »
Après une première saison chez St Michel-Mavic-Auber93, Thomas Gachignard découvre des classiques d’un niveau supérieur avec TotalEnergies. « Les classiques flandriennes sont des courses difficiles qui font progresser car c’est à bloc toute la journée. Et cela frotte tellement, personne ne freine, personne ne prévient, alors s’il y a un trou sur la route, tu le prends. C’est une bataille de placement permanente, puissance dix par rapport à la normale. Il y a 180 coureurs qui veulent être placés sur des routes de quatre mètres de large. C’est très fatigant mentalement, peut-être plus que physiquement », a ajouté le jeune coureur français.
Thomas Gachignard : « Je dois prendre mes marques sur ce genre de course »
La suite du programme de Thomas Gachignard reste en Belgique pour les prochains jours puisqu’il sera au départ du Grand Prix Cirquelion puis de Grand Prix Monseré ce week-end. Il enchaînera avec le Grand Prix de Denain et les pavés du Nord le 14 mars. « Pour les objectifs, on verra en fonction de l’équipe, avec Anthony Turgis et Dries Van Gestel. Personnellement, j’espère avoir des résultats, mais je ne me focalise pas dessus. C’est le collectif qui compte et je dois prendre mes marques sur ce genre de course, qu’il faut connaître par cœur pour espérer performer. »

