Romain Bardet sera au départ de son 11e et dernier Tour de France qui démarre ce samedi 29 juin de Florence en Italie. Le Français ne s’est jamais senti autant détendu à l’approche de la Grande Boucle où il visera uniquement les victoires d’étapes.
Ce vendredi matin, Romain Bardet (33 ans) peut profiter encore quelques heures du calme avant la tempête de la première étape qui s’élance ce samedi 29 juin de Florence. Aux abords de la cité de la Renaissance, à l’hôtel où loge l’équipe dsm-firmenich PostNL, l’Auvergnat a répondu aux questions des médias, dont TotalVelo, présent sur place pour l’événement. L’occasion de revenir sur ses ambitions personnelles qui ne sont plus du tout les mêmes qu’à ses débuts dans le monde professionnel. Romain Bardet s’est également confié sur les sentiments qu’il éprouve à l’approche de son dernier Tour.
Romain Bardet : « La pression, je n’en ressens aucune aujourd’hui »
« Ça fait une décennie que je dois gérer la pression, donc j’ai l’habitude avec ça. Mais là paradoxalement je n’en ressens absolument aucune. C’est le Tour de France que j’aborde en étant le plus détendu. J’ai fait un gros début de saison avec le Giro donc je sais que la préparation pour le Tour est plus hasardeuse, mais ça tombe très bien car je ne vise pas le classement général. J’aborde ce Tour d’une manière un peu inédite, mais on verra sur la route, parce qu’il n’y a que la route qui dira les vérités », a souligné Bardet.
« Je ne vais pas améliorer ma marque sur le Tour de France, mais c’est quand même important pour moi, sur mon dernier, de faire quelque chose de spécial », a avoué le Français, qui malgré le peu de pression ressentie et un désintérêt pour le classement général cette année, espère briller en montagne et remporter une quatrième victoire d’étape sur la Grande Boucle dans sa carrière.
« C’est vraiment la première fois que j’aborde le Tour sans ambition au classement général et peut-être que dès samedi je perdrai 20 minutes. Je n’ai plus l’envie ni les jambes pour être là sur trois semaines. Je ne veux plus avoir cet objectif de constance, ne plus avoir à défendre chaque jour la moindre seconde. C’est un gros poids en moins. Ça se ressent sur mon comportement extérieur aussi », a déclaré Romain Bardet qui espère avoir le champ libre le plus rapidement possible pour se glisser dans des échappées afin de jouer les victoires d’étapes.
Le Français espère pouvoir jouer sa carte personnelle dès le premier week-end de course, à l’occasion de la deuxième étape reliant Cesenatino à Bologne avec la côte de San Luca, empruntée habituellement sur le Tour d’Émilie et que l’Auvergnat connaît très bien. « Sur cette étape on aura sûrement la première vraie bataille entre favoris, mais personnellement j’espère pouvoir être dans l’échappée dès le deuxième jour et j’ai également l’étape 4 en tête (étape ralliant Pinerolo à Serre Chevalier en passant par le col du Galibier, ndlr). »
Romain Bardet : « Le seul regret c’est de ne pas avoir joué la gagne sur un autre grand tour que sur le Tour de France »
En remontant le temps, Romain Bardet s’est exprimé sur le fait d’avoir eu quelques regrets d’être parti presque chaque année sur le Tour de France, avec à chaque fois l’objectif de viser le classement général et de ne pas l’avoir joué sur un autre grand tour en faisant l’impasse sur la Grande Boucle. « Il y a eu des erreurs et peut-être une obstination à rester sur le Tour de France et mon seul regret c’est de ne pas avoir joué la gagne sur un autre grand tour que sur le Tour de France. C’est dommage de ne pas avoir dédié toute une saison à essayer de gagner le Giro par exemple. En 2019, après mon Tour 2018 décevant, j’ai eu une fenêtre à ce moment-là, mais elle est rapidement passée. Néanmoins les échecs et toutes mes expériences m’ont fait grandir ».
