Romain Bardet, élogieux : « Quand on est battu par Remco… » L'échappée Evenepoel-Bardet aura marqué cette 14e étape de la Vuelta. Photo Cor Vos

Romain Bardet a longtemps accompagné Remco Evenepoel dans son raid victorieux sur la 14e étape de la Vuelta, vers le Puerto de Belagua. Deuxième, sans regret, l’Auvergnat était satisfait d’avoir pu faire la course en tête.

Romain Bardet (DSM-firmenich) a dû s’incliner devant plus fort, ce samedi, sur la 14e étape de la Vuelta, entre Sauveterre-de-Béarn et Larra-Belagua. Échappé avec Remco Evenepoel, le vainqueur du jour, l’Auvergnat s’est offert une belle partie de manivelles sur plus de 80 kilomètres ! Les deux grands animateurs du jour se sont parfaitement entendus, montrant même des moments de complicité dans l’effort. Mais le tempo du champion de Belgique a eu raison de Bardet dans la dernière montée. Étouffé physiquement, il a lâché prise à 4 kilomètres de l’arrivée, mais a assuré une belle 2e place – son second podium en montagne sur ce Tour d’Espagne (3e de l’étape 6 à Javalambre).

La réaction de Romain Bardet, 2e à Larra-Belagua, au micro d’Eurosport-GCN

Au micro d’Eurosport-GCN, Romain Bardet a eu des mots élogieux envers Remco Evenepoel. « J’ai le sentiment d’avoir passé une super journée, quand même. Ce n’est pas tous les jours qu’on roule avec des légendes à l’avant. J’étais vraiment super bien, j’ai fait la course parfaite. L’équipe a tout fait pour me propulser à l’avant. Je connais Remco, je savais qu’il ne voulait pas juste gagner l’étape, il voulait gagner à la Merckx. Je savais qu’il allait partir de loin. Il a fait 75-80% du travail, mais dans sa roue, c’est terrible… On a l’impression d’être vent de face. J’ai souffert, j’étais aux crampes à la fin. Il m’a mis son tempo dans la dernière montée et je mettais du braquet, mais j’étais au bout du bout. Il n’y a rien à regretter ».

Romain Bardet : « On s’est dit qu’on allait rouler jusqu’à l’arrivée »

« J’étais plutôt bien quand j’étais avec lui dans les pourcentages. Mais sur le 5-6% de la dernière montée, il est vraiment beaucoup plus fort, a reconnu Romain Bardet. Hier [vendredi, NDLR], on était ensemble aussi. C’est quelqu’un que j’apprécie vraiment. On a toujours beaucoup discuté, beaucoup échangé. On s’est dit qu’on allait rouler jusqu’à l’arrivée. De toute façon, il n’y allait pas y avoir d’histoire, c’est le plus fort qui gagnerait. Je voulais vraiment faire la course sans arrière pensée. Cela faisait quelques jours que cela ne se passait pas très bien. Je suis content d’avoir passé une belle journée. Quand on est battu par Remco… »

Romain Bardet a expliqué en quoi s’échapper avec Remco Evenepoel était une expérience à part. « C’est fou, il fallait que je sprinte sur chaque sortie de virage. Quand il est devant moi en descente, il est tellement aéro que je suis obligé de pédaler dans sa roue. Et sur le plat c’est pareil. Je fais autant de watts dans sa roue que quand je suis en train de prendre mon relais. Donc je le retarde à chaque fois. Je comprends pourquoi il fait des raids solitaires de 100 kilomètres. Il a une efficacité de pédalage incroyable ».

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