Courir le Tour de France requiert une alimentation contrôlée et en adéquation avec les besoins des coureurs. Les cyclistes du Tour de France mangent souvent des choses différentes les uns des autres. Selon les allergies et préférences également. D’autant plus qu’en cyclisme, les athlètes limitent leur prise de poids afin d’être le plus performant possible. Vous l’aurez remarqué en suivant les actualités du cyclisme professionnel sur TotalVelo. En soit, un cycliste mange les mêmes choses que le commun des mortels : des glucides, des protéines, des légumes et des fruits. On vous propose aujourd’hui de faire le tour d’horizon de l’alimentation et de ce que mangent les cyclistes du Tour de France.
Une alimentation minutieusement contrôlée
En cyclisme, le rapport poids-puissance est prépondérant. Un cycliste plus lourd qu’à l’accoutumée peut voir ses performances diminuer de manière drastique. Une véritable « guerre au poids » est menée au sein du peloton ce qui donne lieu à une alimentation minutieusement contrôlée chez les cyclistes du Tour de France. Mais surtout, l’alimentation est réajustée selon les sensations et le poids. Un coureur qui viendrait à prendre ou perdre du poids pendant le mois de juillet sur le Tour de France verrait son assiette retravaillée par les nutritionnistes. Car l’alimentation est le moteur de l’athlètes. Sur une étape, un coureur consomme entre 6 000 et 9 000 kcal. Soit 3 à 5 fois plus qu’un homme sédentaire (2 000kcal environ). Pour faire face à cette dépense énergétique, le coureur cycliste doit donc faire attention avant, pendant et après l’étape.
Avant une étape
Avant une étape du Tour de France, le cycliste prend son petit-déjeuner. Il doit charger son organisme de glucides afin de tenir l’effort long qui l’attend. Le coureur doit prendre en conséquence pour réaliser entre 4 et 6 heures de vélo. L’objectif est de stocker un maximum d’énergie (glucides et lipides). Le cycliste mange au petit déjeuner avant une étape du Tour de France des céréales, graines, des fruits, des sucres lents ou encore des protéines comme des œufs. Selon la faim de certains, un yaourt peut compléter le petit-déjeuner ou même de la viande blanche. Enfin, bien souvent, les cyclistes sont adeptes du café. Rien n’exclut de prendre un café avant le départ d’une course ou d’une étape. Les cyclistes se permettent même de manger des gâteaux sportifs ou des gels riches en glucoses quelques instants avant le départ.
Pendant l’étape
Pendante une étape du Tour de France, il est plus compliqué pour les coureurs de s’alimenter. En roulant, c’est moins l’idéal qu’à table ! Pourtant, tout est fait pour que le cycliste ne manque de rien. Son maillot est conçu avec des poches dans le dos (2 à 3 poches selon les équipementiers) qui permettent au coureur du Tour de France d’embarquer avec lui quelques collations du style : barres de céréales, gels, bananes… Lors d’un effort d’endurance, il est conseillé de manger régulièrement. C’est pour cela qu’il n’est pas rare de voir un cycliste prendre quelques instants pour manger en cours d’étape. Au milieu d’une étape du Tour de France, il y a les ravitaillements. C’est le moment idéal pour s’alimenter. Les soigneurs des équipes tendent des musettes aux coureurs. Ce sont des petits sacs chargés d’alimentation et d’hydratation. On y retrouver des gâteaux de riz, des bananes, des gels et parfois des bidons. EN cas de force majeure, le cycliste peut aller à la voiture de son directeur sportif qui se situe derrière le peloton afin de récupérer de quoi manger. Mais cela lui demandera un effort supplémentaire pour réintégrer sa place dans le paquet.
Après l’étape
Après l’étape, les coureurs du Tour de France mangent principalement des aliments riches en protéines et en eau. L’objectif est de reformer les fibres musculaires qui se détruisent à l’effort. Et l’eau permet d’évacuer les toxines et de prévenir les crampes, entre autres. Les coureurs ont maintenant grâce à leurs différents sponsors des boissons d’après-course qui permettent de recharger les batteries. Le repas du soir quant à lui est riche en glucides et en protéines afin d’aider l’organisme à récupérer le plus facilement possible pour faire un nouvel effort le lendemain.