Plusieurs équipes du WorldTour envisageraient la création d’une « ligue » alternative ! Les droits TV seraient à l'origine d'un début de révolte au sein du peloton professionnel. Photo : Cor Vos

Selon l’Agence « Reuters », plusieurs équipes du WorldTour envisageraient une coalition ayant pour but de mettre en place une compétition alternative. Le but ? Contrecarrer l’hégémonie des plus grands organisateurs de courses qui sont les seuls à profiter des retombées financières des droits TV.

Un vent de révolte serait-il en train de souffler dans le peloton professionnel ? C’est en tout cas ce qu’avance l’Agence de presse Reuters. Selon elle, 5 équipes du WorldTour auraient la ferme intention de mettre en place une sorte de ligue qui serviraient de contre-pouvoir face aux plus grands organisateurs de courses.

Jumbo-Visma et INEOS-Grenadiers feraient partie des équipes à l’origine de la fronde

Selon Reuters « Environ cinq équipes ont exploré des plans pour créer une nouvelle ligue compétitive, ce qui pourrait remodeler le paysage du sport et allouer plus de fonds aux participants », tout en précisant que parmi ces 5 équipes figureraient les formations Jumbo-Visma et INEOS-Grenadiers. Ces deux équipes ont refusé de commenter l’information.

La répartition des droits TV remise en cause

Toujours selon Reuters, l’objectif des équipes serait la mise en place d’une compétition alternative où le calendrier des courses serait géré par les équipes elles-mêmes. La société de conseil « EY » aurait déjà été engagée afin de rechercher d’éventuels investisseurs. Ce projet aurait pour origine la répartition des droits TV qui, à l’heure actuelle, ne bénéficierait qu’aux organisateurs des courses, les équipes ne percevant pas le moindre euro.

Une mise en pratique qui s’annonce compliquée

Un rapide coup d’oeil au calendrier professionnel suffit pour se rendre compte qu’en l’état actuel des choses, il est quasi impossible d’y trouver de la place supplémentaire. Même si certaines courses existantes pourraient rejoindre la nouvelle compétition. Toujours selon Reuters, un accord est cependant loin d’être imminent et rien ne dit que ce projet aboutira. Selon des sources anonymes, la société « CVC Partners » (ancien propriétaire de la Formule 1), figure parmi les acquéreurs potentiels mais la société s’est réfusé à tout commentaire.

Alors s’agit-il d’un coup de pression de la part des équipes qui aimeraient une part du gâteau ? Une chose est sûre, un pavé a été lancé dans la mare, il est plus que probable que l’on reparle de ce projet dans les prochains mois.

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