Après un Giro 2024 marqué par l’éclat de Julian Alaphilippe, la Soudal Quick-Step s’avance vers l’édition 2025 avec un nouveau talent tricolore : Paul Magnier.
À seulement 20 ans, le jeune coureur français Paul Magnier a déjà démontré tout son potentiel et fêtera son 21e anniversaire en avril, juste avant son premier Grand Tour : le Giro 2025. Comme son illustre prédécesseur Julian Alaphlippe chez Soudal Quick-Step, Magnier entretient un lien fort avec l’Italie.
En 2023, il s’imposait à Saint-Vincent et Borgomanero, dominant les sprints du Giro d’Italia Next Gen et remportant le classement par points, quelques semaines après la victoire d’Alaphilippe sur le Giro. « Je quitte la course avec de très beaux souvenirs : le travail d’équipe, le formidable état d’esprit qu’on a affiché toute la semaine, mon sprint et ces deux victoires », déclarait alors Magnier, avant d’ajouter : « Après, de toute façon, tous les champions le diront, ce qu’ils aiment, c’est gagner ».
Un sprinteur explosif mais pas seulement
Si Paul Magnier est avant tout un finisseur redoutable, son profil va bien au-delà du sprint pur. Dès ses débuts professionnels, il impressionne : victoire dès sa première course à Majorque en 2024, devant Alberto Dainese, puis un nouveau succès au Tour of Oman. Son été fut tout aussi brillant, avec une 2e place sur la Bretagne Classic et trois victoires d’étape sur le Tour de Grande-Bretagne.
Paul Magnier picks up the win on the opening stage of Etoile de Bessèges 👏 pic.twitter.com/3wI8tj486L
— Cycling on TNT Sports (@cyclingontnt) February 5, 2025
Reparti sur les mêmes bases en 2025, il s’est imposé dès la première étape de l’Étoile de Bessèges, sur un terrain accidenté. « Je ne le classerais pas comme un pur sprinteur, il a un énorme moteur pour gagner des courses comme Milano-Sanremo et d’autres classiques », analyse Peter Kennaugh, ancien formateur du Français.
Objectif Giro 2025 après Sanremo
Avant de découvrir les routes du Giro 2025, Paul Magnier suivra un programme prestigieux, avec un passage par Tirreno-Adriatico (10-16 mars) et le mythique Milano-Sanremo (22 mars). Son ambition ne s’arrête pas là : « Les championnats du monde, pour porter un maillot toute l’année », confie le jeune talent, qui rêve déjà plus grand.

