Marc Sarreau : « Devenir un excellent poisson-pilote » Marc Sarreau prend à coeur son nouveau rôle chez Groupama-FDJ. Photo : Equipe cycliste Groupama-FDJ

Marc Sarreau a retrouvé la formation Groupama-FDJ qu’il avait quitté 3 ans auparavant pour rejoindre l’équipe Décathlon AG2R La Mondiale. A 30 ans, le Berrichon se dit heureux d’être rentré au bercail et ambitionne désormais de devenir le meilleur poisson-pilote pour le jeune Paul Penhoët.

Après 3 saisons passées chez Décathlon AG2R La Mondiale, Marc Sarreau (30 ans) a retrouvé les couleurs de l’équipe FDJ-Groupama chez qui le coureur français a passé l’essentiel de sa carrière. 7e de la récente Classique de Valence, le Berrichon a pour objectif principal de devenir le poisson-pilote du jeune Paul Penhoët, dès que ce dernier sera rétabli.

Marc Sarreau : « Très heureux de retrouver l’équipe »

« C’était un vrai plaisir, c’était aussi un grand changement. J’étais en tout cas très heureux de retrouver l’équipe, et même avec tout ce nouveau monde, la conviction et l’envie étaient similaires à ce que je connaissais. J’ai commencé mon aventure avec AG2R-Citroën blessé, puis ce furent trois saisons jalonnées par des problèmes de genou, des problèmes relatifs à des chutes, à l’artère iliaque. J’ai alterné les gros blocs d’entraînement pour retrouver un bon niveau et des périodes de méforme avec des blessures et des maladies. »

Marc Sarreau : « Lancer quelqu’un de plus rapide que moi »

« Mon souhait le plus fort était de lancer quelqu’un de plus rapide que moi ou un jeune pour essayer de lui apprendre le métier et de viser des victoires dans le haut du panier, à savoir dans le WorldTour. Je pensais pouvoir apporter dans ce domaine. Donc, le projet que me proposait Groupama-FDJ correspondait parfaitement. J’étais également prêt à accepter un travail d’équipier, mais il y avait une question salariale Je n’étais pas prêt à retomber à 2000 euros mensuels dans une équipe Continentale juste pour refaire un ou deux ans de vélo et sacrifier beaucoup de temps avec ma famille. Je préférais accéder à la « vie normale » plus tôt, quitte à gagner un peu moins bien ma vie que dans le vélo, mais pouvoir profiter de ma famille. »

Marc Sarreau : « Il a suffi d’un coup de téléphone pour passer les tests et acter la signature »

« Il y avait eu des discussions avant l’été avec la Groupama-FDJ. On m’avait demandé si je pouvais accepter le rôle de poisson-pilote et faire une croix sur le fait d’être sprinteur. C’en était resté là, mais je savais que l’équipe voulait se renforcer autour de Paul Penhoët. J’avais aussi appris la signature de Cyril Barthe, je pensais que ce rôle lui avait été octroyé et qu’ils ne cherchaient pas forcément d’autres personnes dans ce registre. C’est sur la fin que mon agent a été averti qu’il y avait éventuellement une place pour un poisson-pilote supplémentaire. À partir du moment où ils ont décidé en interne que c’était possible, il a suffi d’un coup de téléphone pour passer les tests et acter la signature. »

Marc Sarreau : « Trouver le juste milieu pour être efficace sans prendre trop de risques »

« Paul doit se sentir en sécurité, et en confiance. Il faut que les risques soient mesurés, et qu’il n’ait pas la crainte de tomber à chaque coup de frein, mais aussi qu’il n’ait pas non plus à me doubler et prendre des risques supplémentaires car il a peur de ne pas être assez bien placé. Il y a les deux facettes. C’est à moi de trouver le juste milieu pour être efficace sans prendre trop de risques. Quand le poisson-pilote prend des risques, il a le sort de celui qui est derrière entre ses mains. Quand je suis arrivé dans l’équipe, les anciens me disaient que j’étais un peu fou, que j’allais me calmer avec les années. Et c’est vrai. Plus on avance, plus on connaît le peloton, et mieux on comprend comment ça se passe. Au final, on prend un peu moins de risques pour la même efficacité. »

Marc Sarreau : « Etre avec des jeunes ne peut que nous booster et nous tirer vers les haut »

« Il reste moins d’une dizaine de coureurs qui étaient dans l’effectif quand je suis parti. C’est un sacré changement, c’est vrai, mais le fait d’être avec des jeunes ne peut que nous booster et nous tirer vers les haut. Quand on est jeune, on est plein de naïveté et d’ambition. En dehors de ça, l’équipe est dans la continuité de ce que j’ai connu avant de partir. Il y a eu beaucoup de changements car ils ont continué à évoluer, mais c’est toujours la même équipe. C’est un peu plus international, mais ce qui est chouette, c’est que les étrangers se sont très bien adaptés, surtout ceux venant de la Conti. Ils parlent tous très bien français et ça crée cette atmosphère familiale. »

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