L’Union cycliste internationale est en train de se pencher sur un nouveau problème de sécurité : les cocottes inclinées et les risques liés au système de freinage.
Lors de son congrès annuel, l’Union cycliste internationale (UCI) a dévoilé quelques lignes de son programme pour les prochaines années avec notamment un point de sécurité sur les fameuses cocottes inclinées. Après l’interdiction de mettre les avant-bras sur le cintre comme en contre-la-montre, les coureurs ont petit à petit opté pour une position de manettes leur permettant de transgresser légèrement la règle.
« Une explication a été donnée sur le travail de l’UCI avec l’industrie du cyclisme pour créer un règlement clair concernant l’inclinaison extrême des leviers de frein vers l’intérieur. Le positionnement des leviers avec une inclinaison extrême limite la capacité de freinage des coureurs et constitue une modification du produit au-delà de son utilisation prévue. Ce type de positionnement sera limité en 2024. En 2025, une nouvelle réglementation entrera en vigueur, exigeant le respect des directives d’installation établies par les fabricants de leviers de frein », indique le communiqué de l’UCI.
Le cas Bilbao pointé du doigt par l’UCI ?
Si jusqu’à maintenant, les coureurs ont incliné leur cocotte de manière responsable (tels Remco Evenepoel ou encore Tadej Pogacar), le cas Pello Bilbao avait marqué les esprits en tout début de saison. À l’occasion du Tour Down Under, le prologue inaugural dans les rues d’Adélaïde avait reçu un règlement particulier interdisant les vélos de contre-la-montre afin de limiter le coût des déplacements des équipes européennes, entre autres. Mais certains ont été très loin dans la recherche de la performance, à l’instar de l’Espagnol de l’équipe Bahrain Victorious qui avait alors outrageusement incliné des cocottes vers l’intérieur afin de pouvoir trouver une position plus aérodynamique.