Entre réussite sportive et couacs logistiques, la première édition du Tour de Hollande a laissé un goût mitigé. L’organisateur TIG Sports reconnaît avoir « payé le prix de son enthousiasme », tout en se félicitant d’un succès global et en promettant des ajustements pour 2026.
La première édition du Tour de Hollande 2025 remporté par le Français Christophe Laporte a laissé une impression globale plutôt contrastée. Sur le plan sportif, la nouvelle épreuve néerlandaise a séduit par son format dynamique et ses paysages variés. Mais l’organisation a connu plusieurs accrocs, notamment l’annulation de la 3e étape pour des raisons de sécurité. « Ce fut une semaine fantastique mais semée d’embûches », reconnaît Niels Markensteijn, PDG de TIG Sports, qui organisait pour la première fois une course cycliste.
Le prix de l’enthousiasme au détriment de la sécurité des coureurs
Marquensteijn admet que le Tour de Hollande a « payé le prix de son enthousiasme ». En cherchant à innover et à offrir un spectacle ambitieux, les organisateurs ont parfois péché par excès d’optimisme. L’annulation de la 3e étape, manifestement complexe à sécuriser, en est l’exemple le plus marquant. Même constat pour la décision tardive de supprimer une portion de gravel avant la dernière étape à Arnhem : « Elle aurait dû être prise plus tôt. C’était la bonne décision, mais trop tardive », reconnaît-il, tout en saluant la qualité des autres journées de course.
L’organisation du Tour de Hollande avec l’ambition de faire mieux pour en 2026
Malgré ces couacs, le bilan reste positif pour TIG Sports, qui dit avoir « beaucoup appris ». Les échanges avec les équipes ont été constructifs, plusieurs d’entre elles ayant déjà exprimé leur envie de revenir en 2026. L’organisation prévoit d’ajouter un prologue et d’organiser une épreuve féminine dès la prochaine édition. « Nous restons ambitieux et ouverts à l’amélioration », conclut Markensteijn, convaincu que cette première expérience marque le début d’un rendez-vous durable pour le cyclisme néerlandais.