La CIC-Mont Ventoux 2025 en sursis : « Il manque 50 000€ » Lenny Martinez s'était imposé au sommet du Mont Ventoux lors de la dernière édition en 2023. Photo : X.Pereyron/LNC

Annulée en 2024 en raison des jeux Olympiques, la CIC-Mont Ventoux devrait être de retour en juin prochain. Cependant, pour l’édition 2025, l’organisation fait face à des problèmes financiers qui mettent en péril l’épreuve.

La CIC-Mont Ventoux 2025 aura-t-elle lieu le 17 juin ? Après avoir été supprimée du calendrier en 2024, la course française devait faire son grand retour cette année. Seulement, les organisateurs sont en proie à des problèmes financiers qui empêchent la tenue de l’épreuve. « Alors que le budget était clos depuis plusieurs mois, et le plateau sportif des équipes déjà validé, le contexte économique instable et difficile nous rattrape. Deux de nos partenaires privés nous annoncent devoir se retirer, et un troisième doit baisser de 30% », a expliqué Nicolas Garcera, directeur général de la CIC-Mont Ventoux.

En effet, le cyclisme est basé sur des sponsorings. Il n’y a ni revenus, ni billetterie, ni merchandising… « Et, à notre niveau, téléviser une épreuve coûte plus cher à produire que ce rapportent les faibles droits TV. » L’arrivée au sommet du Mont Ventoux prive aussi les organisateurs de s’associer à une ville qui mettrait les moyens pour accueillir la course dans les meilleures dispositions, comme cela se fait régulièrement en France.

La CIC-Mont Ventoux 2025 en péril…

« En toute transparence, ces nouveaux éléments font qu’il manque à ce jour 50 000€ HT pour produire la course et la téléviser. C’est rien, et c’est énorme à la fois », a continué Nicolas Garcera. Les organisateurs de la CIC-Mont Ventoux sont donc à la recherche d’un nouveau co-sponsor pouvant apporter un soutien financier conséquent tout en profitant de la visibilité qu’offre la course et le cyclisme grâce à la diffusion TV.

Nicolas Garcera va même plus loin en évoquant un procédé innovant pour détecter les futurs champions en marge de la CIC-Mont Ventoux si le budget pouvait le permettre. « Si l’on nous confiait un peu plus de budget nous souhaiterions mettre en place un dispositif innovant de détection de jeunes talents que j’ai imaginé, en marge de la classique pro. La France a des talents, parfois éloignés du système fédéral et des clubs, (parfois même pas cyclistes mais pratiquant d’autres sports), et rien n’est fait pour les trouver et les raccrocher au sport de haut niveau. Et si nos prochains champions Olympiques, notre futur vainqueur du Tour de France étaient là où l’on ne les attendait pas, ne les cherchait pas ? »

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