C’est dans les colonnes de La Dépêche que Guillaume Martin a livré une analyse sans concession de l’évolution du peloton, entre professionnalisation extrême, vitesses toujours plus élevées et performances spectaculaires. Sans éluder la question des suspicions de dopage, le Français appelle à la nuance et refuse toute accusation hâtive.
Guillaume Martin (32 ans) a récemment accordé un entretien au journal « La Dépêche » dans laquelle il livre une analyse sans détour de l’évolution récente du cyclisme et des suspicions qui peuvent entourer certaines performances. Le coureur de la Groupama-FDJ United reconnaît que des prestations jugées impressionnantes peuvent nourrir le doute, y compris à ses propres yeux, tout en rappelant qu’elles s’expliquent aussi par une professionnalisation poussée du sport.
Guillaume Martin : « Chaque coureur réussit à tirer le plein potentiel de sa physiologie »
Selon Martin, l’encadrement scientifique toujours plus précis, les tests sur le matériel et le corps, ainsi que l’optimisation des entraînements permettent aujourd’hui aux coureurs d’exploiter pleinement leur potentiel physiologique, élevant mécaniquement le niveau général du peloton. « Le changement est impressionnant. Il y a énormément de tests en tous genres sur le matériel et le corps qui font que la performance est de plus en plus encadrée par la science et qu’on se trompe de moins en moins. La conséquence est que chaque coureur réussit à tirer le plein potentiel de sa physiologie. Et donc le niveau global du peloton est beaucoup plus élevé » explique celui qui a terminé 16e du Tour de France 2025.
Guillaume Martin : « Je vois certains temps de montée où je vais aussi vite qu’Amstrong »
« Moi-même, je vois certains temps de montée où je vais aussi vite qu’Amstrong. C’est bien la preuve que, par le fait d’être plus professionnel et de maîtriser tous les aspects de la performance, on peut quand même atteindre un haut niveau. Après, il y a un monde entre moi et ceux qui dominent le Tour. Mais je ne peux pas me permettre de juger ou d’accuser. Je n’ai pas non plus envie de paraître pour un aigri, peut-être que les coureurs devant sont naturellement plus forts. »

