Après deux années minées par les pépins physiques, Fabio Jakobsen retrouve la forme et se dit prêt pour la saison : « D’abord redevenir pertinent dans les finales, puis le reste ».
Après deux saisons compliquées chez Picnic PostNL, Fabio Jakobsen espère enfin retrouver son meilleur niveau lors de sa dernière année de contrat. En 2025, il a dû choisir entre mettre sa carrière sur pause à cause d’un rétrécissement de l’artère iliaque ou subir une opération et espérer prolonger sa carrière. Le Néerlandais a choisi la seconde option qui laisse encore des interrogations sur son véritable état de forme.
Fabio Jakobsen : « Je me considère comme un optimiste de nature »
« Est-ce que je considère cela comme un nouveau départ ? Encore un nouveau départ », confie-t-il au micro de Wielerflits, tout juste remis d’un petit état grippal et de courbatures. Jakobsen se montre motivé pour la nouvelle saison : « Je me considère comme un optimiste de nature. J’aime la positivité. Après avoir frôlé la mort lors de ce crash en Pologne, tout ce qui m’arrive aujourd’hui paraît moins grave. »
Fabio Jakobsen : « Ces deux dernières années ont été très difficiles »
« Ces deux dernières années ont été très difficiles, avec beaucoup d’incertitudes », poursuit-il. Il évoque notamment le cas d’Eli Iserbyt, contraint d’arrêter : « J’ai vraiment de la compassion pour lui, mais quand la santé ne le permet pas, il faut l’accepter. Pour moi aussi, il y avait toujours un risque que cela m’arrive. Il y a neuf mois, le choix était clair : arrêter, continuer pour être forcé d’arrêter dans quelques années, ou me faire opérer et réhabiliter. »
Fabio Jakobsen : « Soulagé d’avoir trouvé la cause du problème »
Jakobsen a donc opté pour l’opération. « L’idée était d’en tirer quelque chose. En 2024, on pouvait encore invoquer un changement d’équipe comme excuse. Mais un an et demi plus tard, si tu ne sprintes toujours pas correctement alors que tu fais tout à 100 %, il faut chercher ailleurs. Je suis soulagé d’avoir trouvé la cause du problème et de ne pas avoir à douter de moi ou envisager la retraite. »
Pour le sprinteur, c’est bien un nouveau départ : « Chaque progrès se ressent : ça va mieux, c’est plus rapide, plus fort. Trois mois après l’opération, ça allait déjà mieux qu’avant. Lors d’un contrôle six mois après, les résultats étaient bons. »
Il détaille les améliorations physiologiques : « Au moment du diagnostic, la pression dans mes chevilles était de 38 à 42 % inférieure à celle des bras. Six mois après l’opération, l’écart n’était plus que de 2 à 4 %. C’est parfait, la circulation est redevenue normale. Je le ressens à l’entraînement : je peux désormais enchaîner des blocs de 400 watts pendant huit minutes puis sprinter, ce que je n’aurais pas pu faire l’an dernier. »

