Dans un entretien accordé au journal italien OA Sport, Damiano Caruso revient sur son année 2024 compliquée et se projette sur sa 17e saison chez les professionnels en 2025, qui pourrait bien être sa dernière. L’Italien se livre également à propos des stars actuels du peloton et de demain.
À l’occasion de la Journée des Médias à Calpe organisée par son équipe, Bahrain-Victorious, Damiano Caruso (37 ans) s’est confié au média italien OA Sport. Le Transalpin évoque sa saison 2024 comme la pire de sa carrière. « J’aime regarder le côté positif des choses. Cette dernière saison n’a certes pas été positive, mais elle m’a fait comprendre la chance que j’ai eu tout au long de ma carrière. Dès le début de la saison, je me suis retrouvé à courir après une condition qui n’est jamais arrivée ; Je ne suis jamais tombé aussi souvent que cette année, déclarait Caruso à OA Sport. (…) Je suis sûr à 90% que la saison prochaine sera ma dernière. »
Damiano Caruso : « Antonio Tiberi me rappelle beaucoup Nibali »
Le vétéran italien s’est exprimé à propos de celui qui pourrait, dans quelques années, devenir « l’héritier » de Vincenzo Nibali sur les Grands Tours, Antonio Tiberi. « Antonio, de par le type de caractère qu’il a, me rappelle beaucoup Nibali, il parvient à ne pas trop se laisser influencer par la pression. Cette année, Tiberi a donné plusieurs réponses et n’a jamais déçu. (…) Antonio grandit de plus en plus, il découvre petit à petit ses limites et il a toutes les qualités pour faire une excellente saison. Physiquement, ils sont similaires. Peut-être que Nibali était meilleur en montée et Tiberi plus à l’aise dans les contre-la-montre », analysait Damiano Caruso.
Damiano Caruso : « Tadej Pogacar a un don naturel »
Dans son interview, l’italien s’est montré très élogieux à propos de Tadej Pogacar. « Tadej fait son travail, j’ai l’impression que ce garçon a un don naturel et qu’il s’étonne quand les autres ne parviennent pas à le suivre. Les gens veulent aussi voir ces choses et nous avons la chance de vivre à l’époque du coureur le plus fort de tous les temps. Il fait son travail, il gagne, peut-être même quand il ne le veut pas. Mais c’est ça le cyclisme aujourd’hui. Ce que vous voyez à la télévision est tout à fait vrai, il n’y a pas d’accords, mais le plus fort gagne et c’est tout. »
À 37 ans, Damiano Caruso est conscient qu’il est désormais au crépuscule de sa carrière, mais rêve encore de deux choses en 2025 : porter le maillot rose sur le Giro qu’il n’a jamais réussi à revêtir jusqu’à présent et gagner une étape sur le Tour de France.

