Critiqué pour son attitude, Nils Politt remet les pendules à l’heure Nils Politt a répondu aux critiques formulées à son égard lors de l'étape du Ventoux.

Critiqué pour avoir tenté de calmer le jeu dans le peloton mardi lors de l’étape du Ventoux, Nils Politt s’est défendu avec fermeté. Le coéquipier de Pogacar assume son rôle de protecteur et recadre au passage ceux qui ont, selon lui, oublié les règles élémentaires du peloton.

Mardi, sur les pentes du Mont Ventoux, les baroudeurs ont finalement eu le dernier mot avec la victoire de Valentin Paret-Peintre lors de la 16e étape du Tour de France 2025. Pourtant, la formation UAE Team Emirates XRG avait tout fait pour contenir les velléités d’attaque, tentant de garder le contrôle sur l’échappée. Nils Politt, fidèle lieutenant de Tadej Pogacar, s’est notamment illustré en prenant la tête du peloton pour freiner certaines offensives, n’hésitant pas à interpeller verbalement quelques coureurs.

Thomas Voeckler fustige en direct l’attitude de Nils Politt

Ce comportement n’a pas été du goût de tout le monde. Sur France Télévisions, Thomas Voeckler n’a pas mâché ses mots : « J’ai horreur des coureurs, sous prétexte qu’ils sont plus forts ou dans des grosses formations, qui veulent faire leur loi. Ce sont des attitudes détestables. » Une critique directement adressée au rôle joué par Politt, considéré par certains comme excessif dans sa manière de vouloir verrouiller la course.

Nils Politt : « Rien de spécial »

Interrogé ce mercredi matin par le média belge Sporza, Nils Politt a tenu à remettre les choses dans leur contexte. « Ce n’était rien de spécial. Nous voulions simplement contrôler l’échappée, qui avait une minute vingt d’avance. » Le rouleur allemand explique que Tadej Pogacar s’était arrêté pour un besoin naturel à environ 110 kilomètres de l’arrivée, et que de nombreux coureurs s’étaient alors arrêtés avec lui. « Tadej et moi avons été les premiers à revenir dans le peloton, puis les attaques ont recommencé alors qu’il restait encore 30 à 40 coureurs derrière. »

Nils Politt ironise quant aux critiques à son égard

Politt n’a pas manqué de glisser un commentaire acerbe à ceux qui lui reprochent son attitude. « On m’a toujours appris que la course se calme quand le Maillot Jaune s’arrête pour uriner. Personne n’attaquait dans ces moments-là. Mais apparemment, on doit encore apprendre la nouvelle règle », a-t-il lancé, non sans ironie. Une réponse sèche, fidèle au tempérament du coureur, qui assume pleinement son rôle de garde du corps du leader slovène.

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