Cartons jaunes, restriction du port des oreillettes… l’UCI annonce de nouvelles mesures Certaines mesures annoncées par l'UCI devraient être testées sur le Tour de France 2024. Photo : Cor Vos

L’Union cycliste internationale (UCI) a dévoilé des mesures pour améliorer la sécurité des coureurs en course sur route, ce mercredi dans un communiqué. Elles feront l’objet d’une phase test jusqu’à la fin de la saison, avant leur mise en œuvre en 2025, précise l’UCI.

La sécurité des coureurs est « une priorité » pour l’UCI, écrit l’organisation dans un communiqué ce mercredi. Pour protéger le peloton des nombreuses chutes qui s’accumulent ces dernières années, l’UCI a réagi et annoncé quatre nouvelles mesures destinées à renforcer la sécurité des coureurs. L’ensemble de de ces nouvelles règles seront testées à partir du 1er août prochain et jusqu’à la fin de la saison.

Des cartons jaunes pour sanctionner les comportements dangereux

Tout d’abord, il y aura la mise en place d’un système de cartons jaunes. Si l’organisation précise qu’ils ne sont pas « physiques », ils seront toutefois « listés dans le communiqué de course publié une fois celle-ci terminée », précise l’UCI, qui compte sur l’effet dissuasif de cette sanction. Chaque acteur de la course (coureurs, directeurs sportifs, conducteurs et pilotes,…) qui « nuit à la sécurité de l’épreuve » pourra se voir sanctionner d’un carton jaune.

L’accumulation de cartons jaunes sera sanctionnée par l’UCI par des suspensions provisoires (à retrouver dans le tableau ci-dessous). Ces sanctions entreront en vigueur en 2025, mais des cartons jaunes pourront déjà être distribués sur certaines courses cette saison.

Source : UCI

Une restriction du port en course des oreillettes, d’autres mesures à prévoir

Autre mesure forte, la restriction du port et de l’utilisation en course des oreillettes. Ce point avait été questionné comme une potentielle raison de l’accumulation des chutes ces dernières années. L’UCI, en coopération avec SafeR, indique qu’elles sont une « source de distraction » mais aussi « un danger d’ordre physique du fait que les unités radio sont installées sur le dos » des coureurs.

L’UCI précise que « les réactions de toutes les parties prenantes seront recueillies afin d’étudier les effets de la restriction des oreillettes et d’envisager l’étude d’autres mesures […], par exemple la limitation de leur usage à deux coureurs par équipe ».

La règle de 2005 dite « des trois kilomètres » assouplie par l’UCI

Les organisateurs de course pourront demander une modification de la règle dite « des trois kilomètres » (ou « de la zone de sprint »), annonce également l’UCI ce mercredi. Cette règle s’applique lorsqu’une course entre dans la zone menant au sprint final et, en cas d’incident (une chute, un problème mécanique ou une crevaison) dans les trois derniers kilomètres d’une étape en ligne (arrivées au sommet exclues), le coureur impacté est compté dans le temps du groupe dans lequel il figurait au moment de l’incident.

L’UCI précise qu’une extension de la distance pouvant être portée à cinq kilomètres au maximum, pourra être demandée par les organisateurs des épreuves en amont de la course. Les écarts sur la ligne lors d’arrivées au sprint devraient aussi être moins importants (de 1 à 3 secondes de marge). Concrètement, il pourrait désormais être possible d’arriver trois secondes derrière un groupe de coureurs sans que le temps soit différent de ce même groupe.

Ces deux dernières règles « ne pourraient entrer en vigueur qu’au terme d’une phase de test organisée lors de certaines étapes du prochain Tour de France avec arrivée au sprint attendue », annonce l’UCI. « Ces dernières initiatives montrent que nos règlements peuvent évoluer à mesure que notre sport continue à se développer et à faire face à de nouveaux défis. Le fait que certaines mesures soient déjà introduites pour le Tour de France est la preuve de la bonne collaboration entre les familles du cyclisme pour améliorer la sécurité », s’est réjouit Christian Prudhomme, président de l’Association Internationale des Organisateurs de Courses Cyclistes (AIOCC) et actuel directeur du Tour de France.

Le respect de ces mesures sera assuré par les analystes Sécurité SafeR, une nouvelle fonction créée par l’UCI et SafeR. Ils pourront notamment suggérer des recommandations sur les parcours de course et des mesures d’atténuation des risques.

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