Avant le lancement de la saison, Ben Healy a livré un discours sans langue de bois sur l’antidopage. Le coureur d’EF Education-EasyPost estime qu’aucun sport ne peut se dire totalement exempt de dérives, malgré des contrôles renforcés.
À l’heure où le cyclisme moderne est régulièrement scruté pour l’évolution de ses performances, Ben Healy (25 ans) a choisi de livrer un discours mesuré mais lucide sur la question du dopage. Le coureur irlandais d’EF Education-EasyPost, l’un des visages marquants du dernier Tour de France, estime que si les contrôles se sont considérablement renforcés, aucun sport ne peut aujourd’hui se prétendre totalement à l’abri.
« Aucun sport ne peut se dire 100 % propre », les propos de Ben healy sur le dopage
Dans un entretien accordé à l’Irish Mirror, le puncheur irlandais a reconnu les limites inhérentes à tout système de contrôle. « Dans n’importe quel sport, il est impossible de dire qu’il est 100 % propre », a expliqué Ben Healy, tout en soulignant les efforts menés par le cyclisme pour préserver son intégrité. Le vainqueur d’étape du Tour de France 2025 insiste sur la rigueur des protocoles actuels, évoquant des contrôles fréquents et approfondis, parfois plus stricts que dans d’autres disciplines.
Matériel et tactiques pour expliquer l’accélération du peloton
Interrogé sur la hausse spectaculaire des vitesses moyennes, notamment sur le dernier Tour de France, Ben Healy réfute toute lecture simpliste. « La principale raison, c’est le matériel que nous utilisons aujourd’hui », avance le coureur de 25 ans, qui pointe également l’évolution des stratégies collectives. Selon lui, les trains mis en place par certaines équipes, à l’image d’UAE Team Emirates XRG, ont profondément modifié la physionomie des courses et contribuent à ce rythme toujours plus élevé.

