Arnaud de Lie à propos de Milan-Sanremo 2026 : « À moins que Pogačar et van der Poel ne tombent malades cinq jours avant, je n’irai pas »

Pour la 2e année consécutive, Arnaud De Lie fera l’impasse sur Milan-Sanremo. Lucide face à la domination annoncée de Tadej Pogačar et Mathieu van der Poel, le sprinteur belge préfère miser sur des objectifs où il estime avoir une réelle chance de victoire plutôt que de s’aligner sur une course qu’il juge aujourd’hui « inutile » pour lui.

Le programme printanier d’Arnaud De Lie est désormais fixé : pour la seconde année consécutive, le sprinteur belge ne prendra pas le départ de Milan-Sanremo 2026.

Interrogé par HLN en marge du Tour de l’Algarve 2026, le coureur de 23 ans s’est montré très clair sur les raisons de ce choix. Selon lui, s’aligner au départ de la plus longue classique du calendrier face à des coureurs comme Tadej Pogačar ou Mathieu van der Poel n’a, à l’heure actuelle, aucun sens.

Arnaud De Lie : « Pour moi, San Remo, c’est une journée perdue »

« À moins que Pogačar et Van der Poel ne tombent malades cinq jours avant, je n’irai pas. Il faut être réaliste : avec eux au départ, je n’ai aucune chance. Ils montent la Cipressa une minute plus vite que le reste du peloton. Pour moi, San Remo, c’est une journée perdue. C’est inutile », tranche-t-il sans détour.

Depuis son unique participation en 2023 (95e à plus de 6 minutes de Mathieu van der Poel) Arnaud De Lie estime que la course a encore franchi un cap. Les attaques violentes dans la Cipressa et le Poggio ont, selon lui, transformé la physionomie du 1e Monument de la saison , laissant de moins en moins d’espace aux profils de sprinteurs-puncheurs qui ne disposent pas encore d’une puissance maximale comparable aux tout meilleurs grimpeurs explosifs.

Arnaud De Lie : « Peut-être qu’un jour j’y retournerai »

Plutôt que de viser un top 10 qu’il considère comme « anecdotique », le leader de Lotto-Intermarché préfère concentrer ses efforts sur des courses où son explosivité peut réellement faire la différence. « Pour l’instant, je prends plus de plaisir à gagner, comme deux jours plus tôt au GP de Denain. Peut-être qu’un jour j’y retournerai. Chaque chose en son temps. Et si ça ne se reproduit jamais, je n’en mourrai pas. Il y a pire dans la vie », relativise-t-il.

Tour de France et Mondiaux de Montréal en ligne de mire

Après une saison 2025 irrégulière, le Belge entend axer son année 2026 sur les classiques flandriennes. Son été s’annonce également dense avec le Tour de Wallonie, désormais programmé en juin, avant une 3e participation au Tour de France. En fin de saison, il vise déjà une sélection pour les Mondiaux à Montréal, un rendez-vous qui l’attire particulièrement : « Ce sera très dur, mais je roule toujours bien au Canada. Je n’ai fait qu’un seul Mondial dans ma carrière et j’ai vraiment envie d’y briller. »

Toutes les actualités