Peu convaincu par le tracé du Tour de France 2026, Tim Merlier regrette la diminution des arrivées au sprint et s’inquiète d’une évolution des grands tours vers des parcours toujours plus exigeants, au détriment des purs sprinteurs.
Tim Merlier (33 ans), double vainqueur d’étape sur la Grande Boucle 2025, n’est pas vraiment emballé par le tracé du Tour de France 2026. Le sprinteur belge de Soudal Quick-Step estime que les grandes courses à étapes prévoient de moins en moins d’arrivées massives. Il jugerait dommage que les purs sprinteurs finissent par ne presque plus avoir leur chance.
Tim Merlier se montre dubitatif quant au nombre d’arrivées au sprint sur le Tour 2026
Interrogé par Het Laatste Nieuws sur ce qu’il pense du parcours 2026, Tim Merlier répond : « Six opportunités de sprint, sur le papier. Mais j’aimerais bien voir si, dans les faits, il y en aura vraiment autant. Comme cette année, on aura une édition très difficile. » Le coureur de 33 ans fait référence à l’une des deux arrivées prévues à l’Alpe d’Huez, via le Col de la Croix de Fer, le Col du Télégraphe, le Col du Galibier et le Col de Sarenne.
Tim Merlier : « Il ne faut pas que ce soit toujours plus dur pour être beau »
Tim Merlier va plus loin dans le raisonnement et s’interroge : « Est-ce que tout ça est vraiment nécessaire ? On vise de moins en moins de sprints dans les grands tours, et davantage de spectacle. Mais le constat, c’est que même les grimpeurs et les candidats au classement général sont épuisés, et qu’ils ont besoin de récupérer en fin d’épreuve. Il ne faut pas que ce soit toujours plus dur pour être beau. Mais bon, qui suis-je ? Je ne vais pas changer la course. »
Tim Merlier : « En boxe, les poids légers n’affrontent jamais les poids lourds »
Vainqueur de 2 étapes lors du dernier Tour de France, Tim Merlier constate une diminution du nombre de possibilités pour les sprinteurs : « En boxe, les poids légers n’affrontent jamais les poids lourds. En cyclisme, dans un grand tour, ça arrive. C’est ce qui rend le sport magnifique, bien sûr, mais aussi un peu illogique. Est-ce qu’on va vraiment évoluer vers des parcours où seuls les coureurs de moins de 70 kilos auront un avenir et où les purs sprinteurs disparaîtront ? Ce serait dommage. »

