Sanctions à géométrie variable : Plugge charge le jury du Tour de France 2025 Fidèle à son habitude, Richard Plugge n'a pas mâché ses mots pour dire ce qu'il pensait du Jury des commissaires du Tout de France.

Richard Plugge, patron de Visma-Lease a Bike, dénonce l’incohérence des sanctions infligées sur le Tour de France 2025. Il pointe du doigt des décisions jugées disproportionnées, comme le traitement indulgent réservé à Lenny Martinez face à une amende bien plus lourde infligée à un directeur sportif d’INEOS Grenadiers après une collision avec un spectateur.

Richard Plugge, patron de l’équipe Visma-Lease a Bike, s’est insurgé contre ce qu’il considère comme un déséquilibre dans les sanctions infligées par le jury du Tour de France 2025. Il pointe notamment deux décisions récentes : une sanction minime pour Lenny Martinez et son directeur sportif, auteurs d’un bidon collé flagrant en pleine montée, et une amende dix fois plus élevée pour le directeur sportif d’INEOS Grenadiers, impliqué dans une collision avec un spectateur mal placé.

Une clémence qui interroge

Ce qui choque le plus Plugge, c’est la légèreté de la sanction infligée à Lenny Martinez, dans un contexte de lutte pour un maillot distinctif. « Cela n’a pas sa place dans la course, surtout quand on se bat pour des points ou un maillot », a-t-il déclaré dans l’émission belge Vive le Vélo. Plugge estime que de telles manœuvres, aussi bien que le fait de s’accrocher en difficulté, devraient être systématiquement sanctionnées de manière équitable et transparente.

Un manque de cohérence réglementaire depuis le départ du Tour de France 2025

Richard Plugge met en cause la cohérence du jury du Tour de France soulignant que les décisions manquent souvent de clarté et ne semblent pas toujours reposer sur une application rigoureuse du règlement de l’UCI. « On doit pouvoir partir du principe que l’UCI sanctionne selon les règles, ce qui n’est très souvent pas le cas », regrette-t-il. Cette absence de lisibilité nuit, selon lui, à la crédibilité de l’encadrement sportif.

Des responsabilités partagées ?

Enfin, le dirigeant néerlandais s’interroge sur la responsabilité réelle dans le cas du directeur sportif d’INEOS Grenadiers qui a percuté involontairement une spectatrice lors de la 14e étape. Si ce dernier roulait au milieu de la route, pourquoi blâmer uniquement l’équipe et pas l’organisation ? « Pourquoi l’organisation ne reçoit-elle pas une amende de 5 000 francs suisses pour rétablir l’équilibre ? » s’interroge Plugge, soulignant à quel point ce flou permanent est source d’incompréhension dans le peloton.

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