Richard Plugge rêve de privatiser l’accès aux cols du Tour de France Les cordes de sécurités et les barrières ne sont pas suffisantes pour Richard Plugge. Photo : A.S.O/ L’Équipe/ Bernard Papon

Le manager de la formation Visma-Lease a Bike, Richard Plugge fait une proposition choc qui pourrait gâcher la fête populaire qui caractérise le Tour de France : faire payer l’accès aux cols. Un souhait qui aurait pour but de protéger les coureurs lors des descentes à vélo après les étapes.

Problème de sécurité, attente trop longue, pour le patron de la Visma-Lease a Bike, il faut désengorger les cols du Tour de France pour permettre aux coureurs de descendre en toute sécurité dans la vallée après les étapes montagneuses où leurs bus ne peuvent accéder. Au lendemain de l’ascension du Col de la Loze sur la 18e étape, Richard Plugge, le manager de la formation néerlandaise propose une solution choc : faire payer les spectateurs pour accéder aux cols.

Le directeur de la Visma a argumenté au micro de la télévision belge VRT : « C’est de plus en plus dangereux pour les coureurs. Ils doivent redescendre entre les spectateurs à vélo ou en voiture alors qu’ils ne sont pas habitués. C’est de plus en plus problématique.  »

Une solution radicale mais pleine de bénéfice pour le Tour de France ?

S’il n’y a pas de problème, mais que des solutions, celle de Richard Plugge de faire payer l’accès aux spectateurs semble un tontiné radicale. « Il faudrait pouvoir retenir les gens et les touristes le plus longtemps possible dans l’ascension. Ou alors, vous demandez 4 ou 5 euros pour pouvoir accéder à l’ascension. Dans ce cas, il y aura beaucoup moins de spectateurs », ajoute-t-il.

Richard Plugge : « J’ai vraiment adoré l’ambiance dans les cols »

Si sa proposition a de quoi faire peur surtout quand on connaît l’engouement populaire qui caractérise la Grande Boucle, Richard Plugge est déchiré entre le besoin d’assurer la protection des coureurs et la magie du bord de la route. « D’un autre côté, j’ai vraiment adoré l’ambiance dans les cols aujourd’hui (sur la 18e étape). C’était une véritable fête populaire. Mais l’évacuation pour les équipes vers la vallée doit être mieux organisée », ajoute le manager de Vingegaard pour clôturer son argumentaire.

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