Pauline Ferrand-Prévôt répond aux critiques relatives à son extrême maigreur Pauline Ferrand-Prévôt a tenu à répondre aux nombreuses critiques quant à son apparente maigreur lors du Tour de France Femmes 2025. Photo : @UniversSport_

Critiquée pour sa perte de poids lors du Tour de France Femmes 2025, Pauline Ferrand-Prévôt a tenu à clarifier sa position. Dans un entretien à Rouleur Magazine, la championne assume une préparation ciblée, tout en reconnaissant les risques et les limites de cette stratégie.

Victorieuse du Tour de France Femmes 2025 pour sa première participation, Pauline Ferrand-Prévôt n’a pas seulement fait parler d’elle pour ses performances sportives. Depuis quelques jours, son apparence physique suscite de nombreuses réactions, dans un contexte où la maigreur extrême dans le peloton féminin fait l’objet de vives préoccupations. Dans un entretien accordé à Rouleur Magazine, la championne française de 33 ans a tenu à répondre avec franchise, tout en reconnaissant la légitimité de certaines critiques.

Pauline Ferrand-Prévôt : « Chacune se prépare comme elle l’entend »

« Je sais que ce n’est pas sain à 100 % », admet-elle d’entrée. Pauline Ferrand-Prévôt explique avoir suivi un plan strict, mis au point avec le nutritionniste de son équipe, dans le seul but d’être la plus performante possible pendant les 9 jours du Tour de France Femmes 2025. « Chacune se prépare comme elle l’entend. Pour Roubaix, j’étais beaucoup plus lourde parce que je savais que j’avais besoin d’être plus puissante sur les plats. Là, pour le Tour, et en particulier l’étape du col de la Madeleine, je savais que je devais être plus légère. Mais ce n’est pas une forme que je compte garder éternellement. »

Demi Vollering : « Il ne faut pas être super maigre pour gagner »

Dans le peloton, certaines voix s’élèvent pour alerter sur les dérives de ce type de stratégie. Cédrine Kerbaol a ouvertement critiqué la pression pesant sur les cyclistes concernant leur poids, suivie par Demi Vollering, 2e du Tour, qui a elle aussi exprimé ses inquiétudes : « Il ne faut pas être super maigre pour gagner. J’espère pouvoir prouver à l’avenir qu’on peut gagner sans avoir la peau sur les os » Des déclarations qui ont trouvé un écho dans l’opinion publique, où la championne olympique a également reçu de nombreuses remarques sur les réseaux sociaux.

Pauline Ferrand-Prévôt : « Le rôle des parents d’expliquer les choses »

« J’ai eu pas mal de plaintes sur Instagram, des gens disant que je n’étais pas un bon exemple pour les jeunes », confie Ferrand-Prévôt. « Mais je pense que c’est aussi le rôle des parents d’expliquer les choses. De dire : Pauline est comme ça parce qu’elle prépare un objectif très précis, ce n’est pas un modèle à suivre en permanence. »

Pauline Ferrand-Prévôt : « Je n’ai rien fait d’extrême »

La coureuse de la formation Visma-Lease a Bike insiste enfin sur un point essentiel : tout a été réalisé sous contrôle, sans mise en danger de sa santé à court terme. « Je n’ai rien fait d’extrême, et j’avais encore de l’énergie après neuf jours de course », rappelle-t-elle. Pour elle, ce débat mérite d’être mené avec nuance. « C’est un sujet délicat, il faut savoir jusqu’où aller, mais c’est aussi notre métier d’être les meilleures possible. C’est un choix que j’ai fait, en connaissance de cause. »

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